La gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle est cruciale à une époque où le multilatéralisme est mis à mal, estime l'un des experts nommés par les Nations Unies pour constituer le Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle (IA).
« De plus en plus de gens prennent conscience des dangers et des défis liés à l’IA. J’espère que cela se traduira par une orientation plus éthique et démocratique de cette technologie », observe cet expert, le philosophe belge Mark Coeckelbergh, spécialiste des médias et des technologies à l'Université de Vienne, dans un entretien accordé au Centre régional d'information des Nations Unies à Bruxelles.
Les experts du Groupe scientifique international indépendant sur l'IA exerceront leurs fonctions pendant trois ans afin de faire progresser les connaissances scientifiques et de garantir que les délibérations internationales s’appuient sur les meilleures données disponibles.
Selon le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, « dans un monde où l’IA progresse à une vitesse fulgurante, ce groupe apportera ce qui manquait jusqu’à présent : des analyses scientifiques rigoureuses et indépendantes permettant à tous les États membres, quelles que soient leurs capacités technologiques, de participer sur un pied d’égalité ».
Vous avez écrit plusieurs ouvrages en anglais sur l’IA. Vous démontrez que la trajectoire actuelle est néfaste pour l’humanité. Pourquoi ?
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