Tuberculose : un combat mondial freiné par la pénurie de fond
Malgré un léger recul global en 2024, la tuberculose reste l'une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur une crise de financement qui menace les progrès obtenus depuis la pandémie de Covid-19.
C'est un fléau ancien que la science sait prévenir, diagnostiquer et soigner – mais que la pauvreté, l'indifférence et désormais la pénurie de financements laissent prospérer. La première cause de décès au monde due à un agent infectieux unique a emporté 1,23 million de vies en 2024, selon le nouveau rapport annuel de l'OMS sur la maladie publié mercredi.
« Nous sommes entrés dans une période de pénurie », avertit le directeur général de l'agence, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en ouverture du rapport. « L'OMS s'engage à collaborer avec les donateurs, les partenaires et les pays touchés afin d'atténuer l'impact des réductions de financement, de trouver des solutions novatrices et de mobiliser les engagements politiques et financiers nécessaires pour mettre fin à la tuberculose ».
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