Par Fabiola Fanfan
L’Association haïtienne de psychologie (AHPSY) s’impose aujourd’hui comme une voix courageuse dans un pays où la santé mentale demeure un sujet tabou. En organisant une conférence-débat sur le bien-être psychologique des enfants et des adolescents, ces professionnels ont osé dire tout haut ce que beaucoup taisent encore : nos enfants souffrent, et leur douleur n’a que trop longtemps été ignorée. Le travail de ces psychologues mérite d’être salué, car ils rappellent que comprendre l’esprit humain, ce n’est pas une faiblesse, c’est une force.
Quand le pays fait peur, les enfants se taisent
En Haïti, parler à un psychologue reste pour beaucoup un signe de folie. On préfère dire : « Li fò, l ap kenbe », comme si tenir bon suffisait à guérir les blessures invisibles. Pourtant, dans les rues, dans les écoles et jusque dans nos foyers, la peur et l’incertitude ont laissé des traces. Les enfants grandissent dans un pays où les coups de feu remplacent parfois les berceuses, où l’école devient un refuge fragile, et où le jeu cède la place à l’angoisse.
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.