Les chiens comme miroir de la société haïtienne ?
Du mépris à la considération de l'être-animal et de ses droits, la société haïtienne à beaucoup de chemin à faire pour se démarquer des siècles de violence et de vengeance incarnées dans l'ADN des anciens esclaves de Saint-Domingue, pendant longtemps victimes de la chasse et de la barbarie des anciens colons et de leurs chiens dressés pour chasser, démembrer et tuer les anciens esclaves marrons sur l'île.
Depuis ce passé lointain et jusqu'à nos jours, une bonne partie de la population haïtienne n'entend pas offrir des jours meilleurs et des nuits calmes aux chiens "chen peyi", que certains membres de la population croisent sur leur route. Face à la roue qui tourne, chacun son tour, et on connaît le refrain : "Baton k bat chen nwa, se li k bat chen blan an".
Dans les rues comme parfois derrière les clôtures, des jeunes, des moins jeunes ou adultes, en particulier des passant, automobilistes et des motocyclistes trouvent souvent une raison infondée pour justifier un coup bas, un coup dur, un coup monté, et parfois même jusqu'à échauder, brûler, briser un membre, empoisonner ou écraser un chien dans un quartier, dans un corridor, une rue très ou peu fréquentée, et sur les routes nationales.
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