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Société

Retour à l’Alma Mater, un MexHaitians au Mexique

Retour à l’Alma Mater, un MexHaitians au Mexique

Après des décennies de carrières éparpillées aux quatre coins du monde, particulièrement aux États-Unis, le groupe des MexHaitians revivait un moment exceptionnel : leur troisième réunion annuelle à Mexico City, la vibrante capitale mexicaine. C’était un véritable pèlerinage pour ces anciens étudiants haïtiens qui, dans leur jeunesse, ont arpenté les couloirs des universités mexicaines, forgé des amitiés durables et découvert un pays qui est devenu leur deuxième patrie. Ce voyage était bien plus qu’une simple réunion ; c’était l’opportunité de renouer avec des souvenirs d’antan, de se remémorer les années d’insouciance et d’apprentissage, et de revivre, ne serait-ce que pour quelques jours, la complicité et l’énergie de leur jeunesse.

Composé de professionnels aguerris, ce groupe hétéroclite d’anciens jeunes et de jeunes d’hier, aujourd’hui experts dans divers domaines grâce à leur formation académique au Mexique, est animé par un profond sentiment de gratitude et d’appartenance. Les MexHaitians partagent bien plus que des diplômes : ils sont liés par une expérience commune qui a façonné leur parcours personnel et professionnel et unis par des attaches culturelles, émotionnelles et académiques. Ces ambassadeurs de l’amitié haïtiano-mexicaine ont aussi pour ambition de devenir des vecteurs de changement. Leur objectif ? Mettre leur expertise au service des programmes humanitaires du Mexique en Haïti, notamment dans les secteurs de la santé et de l’agriculture, afin de renforcer les ponts entre leurs deux nations d’adoption.

En 1966, la vie étudiante des Haïtiens à Mexico se déroulait entre la rigueur académique et les plaisirs insouciants de la jeunesse. Les matinées commençaient dans une course effrénée pour arriver à temps aux cours de dissection. Le professeur Hernandez, réputé pour sa ponctualité inflexible, fermait la porte à 7h00 précises. Quiconque arrivait en retard, même de quelques secondes, pouvait dire adieu à son avenir en dissection. Avec mon cadavre de dissection surnommé « Pepe », chaque matin était une véritable course contre la montre. Un retard de quatre cours signifiait l'échec assuré, une perspective plus terrifiante que la boite crânienne à mémoriser !

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