« Dans les rues, ils font de nous leur proie »
Coupures de courant, kidnappings, chef d’État assassiné. En Haïti, une journaliste de Global Press Journal se débat avec ce qu’est devenue sa chère patrie.
NDLR: « Cet article a été initialement publié par Global Press Journal »
PORT-AU-PRINCE, HAÏTI : Le matin de mon kidnapping, je revenais d’une coopérative de crédit en route vers chez moi. Il était 10 h 45, et c’était une journée d’hiver envolée. Je venais de retirer de l’argent pour pouvoir m’acquitter des frais d’études universitaires de mon fils aîné. Mon taxi-moto, lui, dévalait la route nationale n°2. Soudain, nous fûmes arrêtés par huit hommes.
« Venez avec nous », tel est l’ordre qu’ils nous ont intimé, brandissant leurs fusils. Aucun d’entre eux ne s’était donné la peine de se cagouler, ce qui était signe que ces hommes n’avaient aucune once de peur de se faire arrêter. La moto, nous l’avons laissée là pour les suivre sans mot dire. Et comme si de rien n’était, des gens passaient tout autour de nous. Je pensais que c’était les derniers instants de ma vie. Dieu, ne me laisse pas mourir. Pour mes enfants, ne me laisse pas mourir. C’était ma prière.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.