Maladie mentale : des Haïtiens se tournent vers le voudou pour remède
NDLR: « Cet article a été initialement publié par Global Press Journal ». « Global Press Journal est une publication internationale à but non lucratif ayant reçu plusieurs prix et qui emploie des femmes journalistes locales au sein de plus de 40 bureaux d’information indépendants en Afrique, en Asie et en Amérique latine ».
PORT-AU-PRINCE, HAÏTI : Il est 12 heures pile, heure à laquelle se pratiquent les rituels de soins, et Moléus Jean entre dans le péristyle et commence à se prosterner et à jeter de l’eau depuis un gobelet blanc, et ce, avant de s’installer sur une grande chaise et d’allumer une bougie. Prêtre voudou depuis 20 ans, il est vêtu d’une tunique rouge symbolisant Erzulie Dantor, l’un des principaux esprits du voudou et mère protectrice pour ceux qui subissent oppression et abus. Un mouchoir rouge est noué autour de son bras gauche.
Dans ce temple, il se trouve des Tambours et une table recouverte d’une toile rouge sur laquelle sont placés des bougies, un miroir et des images de Dantor et d’autres esprits. Un panier et un jeu de cartes traînent sur une autre petite table. Divers mélanges à base de plantes et d’eau laissent exhaler une odeur âcre, aigre – presque de pourriture. Le rituel est prêt à commencer.
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