En mémoire de mon frère, Gabriel Hérard
Je remercie toutes les personnes qui m’ont témoigné leur sympathie à l'annonce de la disparition de mon frère, Gabriel Hérard, décédé le 16 mars à Bruxelles.
Beaucoup d’Haïtiens reconnaissants ont évoqué sa contribution à la lutte qu’il a menée pendant sa jeunesse contre la dictature, ce qui lui a d’ailleurs valu des années de prison et de tortures. D’autres ont souligné son grand apport à l’éducation : il a enseigné pendant plus de 40 ans dans plusieurs lycées et universités de la capitale. C’était sa passion. Il travaillait 7 jours sur 7, jamais de vacances. « Le travail c’est ma thérapie ! », disait-il. Cela prémunit contre les angoisses existentielles.
On a beaucoup parlé là de l’homme public. L’homme privé, c’est Dany Laferrière qui le décrit le mieux dans un courriel qu’il m’a adressé après avoir été informé du décès : « Comme cela m’attriste, car je tiens Gabriel pour un homme pur qui s’est frotté comme nous tous à l’étrange réalité. Il avait une façon particulière de s’intéresser à ce que l’autre lui disait. Sa façon de marcher comme un enfant heureux de faire partie de la foule. Son sourire d’un homme ravi d’être en vie. Notre cher Gabriel. Tristesse pour son départ, mais sourire de l’avoir connu à son meilleur, le jeune homme qui se parfume avant de sortir. Un jeune homme au cœur tumescent obsédé par l’idée de pouvoir apporter le moindre changement à la vie des autres. »
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2 commentaires
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Henri D. Baptiste
Ce serait mal adroit d'associer le professeur Gabriel Hérard à son fils, le présumé assassin. Mais, l'auteure est dans l'impossibilité de faire taire certains compatriotes en s'exprimant ainsi. Même avant de se mêler les pieds dans l'assassinat du président Jovenel Moise (ordonnance du juge Walther Wesser Voltaire), il est évident, le fils n'adoptait pas les valeurs de son père.- Et c'est dommage, le président Jovenel Moise était un innocent à l'instar du journaliste Jean Léopold Dominique et tant d'autres.
Dr Eddy Labossière
Une grande perte pour Haïti