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L’UPEPH préoccupée par le climat d’insécurité

L’UPEPH préoccupée par le climat d’insécurité

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L’Union des parents d’élèves progressistes d’Haïti (UPEPH) a organisé, le jeudi 12 novembre 2020, une conférence de presse afin de dénoncer l’insécurité en Haïti ces derniers jours. Le coordonnateur général de l'UPEPH, Léo Litholu, a profité de l’occasion pour demander aux autorités concernées d’honorer leur engagement de faire baisser les frais scolaires alors que la gourde s’apprécie par rapport au dollar.

L’Union des parents d’élèves progressistes d’Haïti, dans une conférence de presse, intercède en faveur des parents qui ont du mal à envoyer leurs enfants à l’école pour l’année académique 2020-2021. Les parents ne connaissent pas la méthode à utiliser pour expliquer l’augmentation exagérée des frais scolaires et la difficulté qu’ils ont à payer ces frais, explique le coordonnateur de l’UPEPH. D’après les données qu’il a communiquées, la scolarité a augmenté de plus de 40 % dans certaines écoles. Il a cité parmi ces écoles : le Collège Sainte Trinité, le Petit séminaire Collège Saint-Martial et d'autres écoles congréganistes. Il affirme que certains parents n’ont même pas encore acquitté des frais scolaire de l’année précédente alors qu’ils sont obligés de débuter une autre.

UPEPH se dit indignée face à l’insécurité grandissante dans le pays particulièrement dans certains quartiers de la capitale comme : Bel-Air, Mayard, La Saline, Martissant, Grand-Ravine, Wharf de Jérémie, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets et autres. Ces quartiers, a-t-il ajouté, qui sont terrorisés par les gangs armés. Ce qui contraint certains parents à laisser leur maison pour des lieux inconnus. Et les lycées Daniel Fignolé, Pétion, La Saline sont aussi dans l’incapacité d’ouvrir leur porte à cause de la terreur dans leur zone.

En outre, Léo Litolu, dénonce le silence des autorités responsables sur les récents cas d’insécurité. Il a pris en exemple les assassinats de pasteur Jean François et de sa femme et de l’élève Évelyne Syncère. « Le gouvernement ne s’exprime pas assez sur ces cas et ces bandits continuent de vivre normalement alors que professeurs et élèves, patrons et employés sont terrorisés dans le pays », a-t-il fait savoir. Comment peuvent-ils vivre en paix en ces temps, s'interroge-t-il ?

UPEPH demande aux responsables d’honorer les promesses faites à cette population. « S’ils ne peuvent pas résoudre le problème de l’insécurité, et remettre en confiance ces familles bouleversées, une décision de sagesse s’impose : la démission », a-t-il dit. C’est de la compréhension et non de la lâcheté, a-t-il conclu.

Rove Jeantuse Jean Michel

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