Des syndicats d’enseignants appellent à la mobilisation contre l’insécurité
Personne, en Haïti, n’estépargné par la situation d’insécurité qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le pays. Face à cette situation effrayante, la Plateforme départementale de l’Ouest des syndicats d’enseignantslancece mardi 1er décembre 2020, un appel à tous les citoyens afin de se mettre debout contre la criminalité qui sévit dans le pays.
La notion de sécurité a toujours été importante pour un pays. « Pour une nation, disait l’homme politique français Frédéric Bastiat, la sécurité est le plus grand des biens. Si, pour l’acquérir, il faut mettre sur pied cent mille hommes et dépenser cent millions, je n’ai rien à dire ». De son côté, dans son intervention à la 72e assemblée des Nations unies en 2017, le président Jovenel Moïse avait indiqué ce qui suit : « la stabilité politique et sociale est le premier des biens publics ». Cependant, le peuple haïtien est toujours en attente de ce bienfait.
Ces derniers jours, en effet, les cas de kidnapping sont en nette augmentation en Haïti et les citoyens sont de plus en plus inquiets pour leur sécurité. Pour de nombreuses personnes, les autorités étatiques semblent faillir à leur mission de garantir la sécurité publique. Pour certains d’entre eux, les responsablessont de mèche avec ceux qui tiennent les rênes de l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays.
Dans une conférence tenue ce mardi 1er décembre 2020, la Plateforme départementale de l’Ouest des syndicats d’enseignants dit dénoncer, la situation de criminalité qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le pays où étudiants, professeurs, avocats, élèves, journalistes sont assassinés. La Plateforme (UNNOEH, CNEH, LINEH, ANIH)dit aussi dénoncer, cette pratique du Gouvernement d’utiliser les forces de l’ordre (La Police nationale d’Haïti) afin de faire la répression physique sur des militants qui décident de se mettre debout contre la criminalité.
Avec la question de kidnapping, dont les cas ne cessent d’augmenter et en dépit du fait que l’État est réduit au silence,le coordonnateur départementalde l’Ouest de l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti, Kensone Délice, estime que l’État est confortable dans cette situation. « Cela montre clairement que c’est l’État qui crée cette situation », a ajouté M. Délice. « Nous demandons, dit-il, à tous les secteurs, à tous les citoyens de se mettre debout contre cette situation de criminalité que le pouvoir de Jovenel Moïse a établi dans les quatre coins du pays ».
Faut-il signaler, lors d’une cérémonie pour clôturer la saison cyclonique 2020, le Premier ministre Joseph Jouthe, chef du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), a demandé aux citoyens de se protéger eux-mêmes contre la remontée de l’insécurité.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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