Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Un État où les droits des enfants sont respectés réclame CHAIPEJ

Un État où les droits des enfants sont respectés réclame CHAIPEJ

En commémoration à la Journée des droits humains, ce jeudi 10 décembre 2020, Terre des hommes (TDH), Chapitre haïtien de l'Association des femmes juges (CHAIFEJ) et l'Université d'État d'Haïti (UEH) se sont réunis à l'hôtel El Rancho pour un forum sur le droit des enfants en Haïti. La directrice de CHAIFEJ a pris la parole pour sensibiliser les familles de prendre en main l'éducation de leurs enfants.

Nombreuses sont les organisations qui attendent le 20 novembre, Journée de la convention internationale des droits de l’enfant, pour parler ouvertement de droit des enfants. Le CHAIFEJ juge nécessaire de rappeler aux hommes et aux femmes qu’ils ont tous passé par l’étape enfantine avant de devenir adultes. Aussi pense-t-il que c’est important de se souvenir que les droits de l’enfant sont aussi des droits humains.

La famille est le principal responsable de la négligence des droits de l’enfant reconnait la juge Norah A. Jean François, la directrice du CHAIPEJ. « D’après les articles 259 à 270 de la Constitution, la protection de l’enfant est d’abord familiale en Haïti, si quelqu’un n’est pas en mesure de prendre soin de son enfant, il est automatiquement vulnérable, et transfère à l’enfant cette vulnérabilité à cet enfant», martèle la magistrate. Cette vulnérabilité est la cause de beaucoup de cas d’abus sexuel sur les enfants. Mais si une famille est dans l’incapacité de faire vivre normalement un enfant cette même constitution demande aux institutions de l’État de prendre en charge cette progéniture, d’après l’article 262 indique-t-elle.

«Dans un pays qui est considéré comme le premier pays qui a lutté pour que tous les hommes soient libres, dans ce même pays on retrouve des enfants en domesticité que la loi juge comme esclaves », explique la femme de loi. C’est une situation terrible, la loi sanctionne la traite des personnes et un enfant domestique est un enfant maltraité, souligne la juge. Tant qu’il existe des enfants domestiques dans le pays, la bataille pour les droits humains est inachevée, commente-t-elle. La fin de la domesticité en Haïti est une lutte pour tous.

Entre autres, le juge Edumé Ikenson, président du Réseau national des magistrats haïtiens (RENAMAH), a profité de sa participation dans cette activité pour demander aux Haïtiens de réfléchir sur leurs droits en Haïti qui est un pays dit démocratique. Il a ainsi demandé aux autorités politiques de faire preuve d'une réelle volonté pour instaurer un véritable état de droit.

La situation économique, sociale et politique du pays a des répercussions sur les droits des enfants, éclaircit la Juge Noah A. Jean François, c’est une cause générale que nous défendons.

Rove Jeantuse JEAN MICHEL

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

Suivez-nous sur WhatsApp

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre