L’insécurité, c’est aussi les accidents de la circulation
Écouter l'article
Quand la machine infernale des bandits sans foi ni loi ne fait pas des victimes au niveau de la population, c’est un autre aspect de la sécurité publique qui endeuille des familles haïtiennes : les accidents de la route. Alors qu’on est à quelques jours des Fêtes de fin d’année, aucune mesure n’est annoncée.
À côté de l’activité des bandits armés qui sèment le deuil au sein de la population les accidents de la circulation restent et demeurent un grand fléau qui cause de graves dommages aux familles haïtiennes.
Pour la semaine du 7 au 13 décembre 2020, l’organisation haïtienne Services techniques et opérationnels pour pallier aux accidents (STOP-Accidents) a dénombré pas moins 24 accidents sur le territoire national pour 67 victimes. Parmi ces victimes : 4 morts, dont deux chauffeurs de mototaxi et 63 blessés.
Selon l’organisation qui a réalisé ce bilan de concert avec la Croix Rouge Haïtienne et le Centre ambulancier national (CAN), Martissant 3, Léogâne, Route des rails, Gommier (RN7), Aquin, Fonds Parisien, Thiotte, Nazon, Morne cabrit, Lalue, Pèlerin 2, Cabaret ont été les communes et zones où ces accident ont été enregistrés.
Par ailleurs, STOP-Accidents a profité pour exhorter le pouvoir à renforcer les mesures de prévention comme la mise sur pied d’un service d’inspection des véhicules tout en invitant les usagers de la route à adopter un comportement responsable afin de diminuer les risques d’accident. Avec les fêtes de fin d’année qui se profilent à l’horizon, la tendance pour les cas d’accident recensés est souvent en hausse et des mesures adoptées pour réduire les risques d’accident sont attendues des autorités.
D’un autre côté, dans le but de rétablir la paix et faire régner l’ordre dans des zones sensibles de la région métropolitaine de Port-au-Prince, plusieurs opérations ont été menées, notamment le samedi 12 et dimanche 13 décembre dans des zones comme Village de Dieu. Aucun bilan public n’a été donné jusqu’à date. Le week-end écoulé en date du 4 décembre, les unités spécialisées de la PNH avaient mené une opération dans la même zone précitée pour toujours aucun bilan communiqué.
Alors que l’insécurité (alimentaire, économique, environnementale, absence de code de construction, etc.) est multiforme et principalement avec le kidnapping qui prend pied, l’une des choses que la population espère, c’est le droit de vaquer librement à ses occupations sans aucun problème de sécurité comme le stipule l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies, signée et adoptée par Haïti: « Art. 3 – Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »
En dépit des nombreux instruments juridiques internationaux et des provisions de la Constitution haïtienne en vigueur, le droit à la sécurité publique continue d’être bafoué de plus en plus et l’on assiste à la banalisation de la vie humaine comme le dénoncent plusieurs organisations de droits humains. Le journal a essayé de contacter sans succès les porte-paroles de l’institution policière, ce 15 décembre 2020, pour s’enquérir des mesures envisagées pour protéger la population pendant la période des fêtes.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.