Les Nations unies précisent que la grande majorité des militaires supplémentaires envoyés par le Salvador en Haïti n’opèrent pas sous le mandat de la Force de répression des gangs (FRG). Cette situation soulève des interrogations sur l’encadrement de leur mission, alors que le président salvadorien Nayib Bukele affiche sa détermination à intensifier la lutte contre les groupes armés.
La présence militaire salvadorienne en Haïti suscite de nouvelles interrogations sur le cadre dans lequel s’effectue le déploiement de ses troupes. Selon des informations rapportées par le Miami Herald, les Nations unies ont précisé que la grande majorité des militaires supplémentaires envoyés par San Salvador ne relèvent pas de la Force de répression des gangs (FRG), autorisée par le Conseil de sécurité.
Cette précision intervient dans un contexte marqué par le renforcement du dispositif salvadorien et la disparition de quatre de ses militaires, le 18 octobre dernier. L’ONU indique que ces soldats ne bénéficient pas du mécanisme de soutien logistique et opérationnel mis en place pour les membres de la FRG. Ils seraient placés sous le commandement d’un officier salvadorien basé à Port-au-Prince.
Le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, a rappelé que le Bureau d’appui des Nations unies est chargé d’apporter un soutien logistique et opérationnel au personnel de la Force, tout en veillant au respect du mandat établi et des obligations relatives aux droits humains.
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