Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, le pays a connu plusieurs gouvernements de transition. De Claude Joseph à Ariel Henry, en passant par un conseil présidentiel de neuf membres, jusqu’à Alix Didier Fils-Aimé qui va bientôt avoir deux (2) ans comme le chef du gouvernement. Tous ont été chargés d’organiser des élections présidentielles afin de remettre le pays sur la voie constitutionnelle. Pourtant, une constante demeure : chaque année, d’importantes sommes sont décaissées pour la tenue du scrutin, sans qu’aucun résultat concret n’ait été obtenu. Où sont passés ces fonds destinés aux urnes et au rétablissement de la sécurité ?
Sous la présidence du Premier ministre Ariel Henry, aucune somme n’a été officiellement décaissée pour des élections, son gouvernement n’ayant organisé aucun scrutin avant sa démission en mars 2024. Son mandat ait été marqué par des promesses répétées de retour à l’ordre constitutionnel et plusieurs facteurs budgétaires clés ont caractérisé cette période. En fin de mandat, le Conseil électoral provisoire (CEP) avait proposé un budget électoral de 250 millions de dollars américains, rejeté par Ariel Henry et ses alliés en raison de son coût jugé exorbitant et de la crise sécuritaire.
Dès son arrivée au pouvoir en septembre 2021, Ariel Henry avait dissous par décret le CEP hérité de l’administration de Jovenel Moïse. Cette décision a gelé le calendrier électoral et annulé les fonds initialement prévus pour le référendum constitutionnel et les élections générales.
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