À l’ONU, Guterres fait ses adieux en appelant à encadrer le pouvoir de l’IA
Pour sa dernière ouverture du grand débat annuel de l’Assemblée générale, António Guterres a livré moins un bilan de ses dix années à la tête de l’ONU qu’un avertissement sur le monde qu’il laissera derrière lui. Guerres, climat, inégalités et, surtout, intelligence artificielle : le Secrétaire général y voit différentes expressions d’une même question, celle d’un pouvoir qui échappe de plus en plus aux règles censées le contenir.
Il avait ouvert son premier grand débat à l’Assemblée générale, en septembre 2017, en évoquant une technologie encore relativement absente des conversations diplomatiques. « L’intelligence artificielle change la donne », avait alors prévenu António Guterres.
Neuf ans plus tard, pour sa dernière rentrée à la tribune de marbre vert de l’ONU, le responsable d’origine portugaise a repris cette phrase. Mais le futur qu’il avait entrevu est désormais arrivé.
« L’IA change effectivement la donne », a-t-il constaté, lundi, devant les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à New York pour le traditionnel grand rendez-vous diplomatique de septembre. Si elle promet de bouleverser la médecine ou la recherche scientifique, l’IA concentre aussi une puissance dont les gouvernements peinent à suivre le rythme. « Le danger n’est pas la technologie. Le danger, c’est la technologie sans responsabilité », a-t-il dit.
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