Déportations : le GARR alerte sur les conditions d’accueil et de réinsertion des rapatriés
Plusieurs pays, dont les États-Unis et la République dominicaine, renvoient des ressortissants haïtiens souvent dans des conditions jugées inhumaines. Depuis déjà plusieurs semaines, ces déportations massives suscitent l’inquiétude de nombreuses personnes et surtout d’organisations spécialisées dans la migration, dont le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR).
Le GARR prend position et interroge les conditions dans lesquelles ces rapatriés sont accueillis sur leur terre natale, mais aussi les modalités utilisées par les autorités migratoires des pays concernés pour les faire parvenir en Haïti.
Le responsable de communication du GARR, Stenley Orbruth Doriscar, dans une interview accordée au journal Le National, prend en exemple un cas récent pour illustrer ces démarches : le dernier vol de déportation en provenance des États-Unis, qui transportait 82 migrants, maintenus enchaînés pendant environ treize heures. Le vol, initialement attendu à 12 h 22, a finalement atterri au Cap-Haïtien à 19 h 05, soit plus de sept heures de retard.
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