La Fondasyon Je Klere (FJKL) tire la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti. Dans une prise de position, l’organisation de défense des droits humains estime que la multiplication des actes de violence ces derniers jours rappelle le climat qui prévalait à la veille des élections de 1987, marquées notamment par le massacre de la ruelle Vaillant.
La FJKL dénonce une « augmentation exponentielle » de la violence sur le territoire national. Massacres, enlèvements, séquestrations, actes de violence et scènes de cruauté diffusées sur les réseaux sociaux figurent, selon l’organisation, parmi les manifestations les plus préoccupantes de cette dégradation du climat sécuritaire.
L’organisation cite plusieurs cas récents pour illustrer l’extension des activités criminelles. Elle évoque notamment l’enlèvement de l’inspecteur général James Boyard et de sa fille mineure, portés disparus depuis le 11 juin 2026, ainsi que celui du prêtre catholique Snell Armand, enlevé le 31 juillet au Cap-Haïtien. La FJKL mentionne également l’assassinat de Joseph Villard Vancol, coordonnateur de l’ITECA et directeur de radio Ti Boukan FM, ainsi que l’enlèvement de Me Caleb Jean-Baptiste et de la directrice de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPÉ), Stéphanie Paultre, dans le Haut-Artibonite.
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