La situation sécuritaire en Haïti demeure fragile dans plusieurs régions, notamment dans l’Artibonite, l’Arcahaie et Kenscoff, où les affrontements entre forces de l’ordre et gangs armés se multiplient. Le dimanche 6 septembre 2026, une policière a été tuée dans la localité de Bercy, lors d’une attaque menée par des hommes armés. L’assaut, survenu aux environs de 19 heures du soir, a également fait un autre blessé aux rangs de la police ainsi que plusieurs membres d’un groupe d’auto-défense frôlés par balles.
Après l’attaque meurtrière de Kenscoff, les gangs de la coalition « Viv Ansanm » ont ciblé Bercy, située entre Cabaret et l’Arcahaie. La policière, affectée à la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID), a été atteinte d’un projectile à la tête. Selon le maire Wilner René, cité par des médias en ligne, l’affrontement a plongé la « cité du drapeau », à 30 km au nord de Port-au-Prince, dans un climat de terreur.
Par ailleurs, près de quinze jours après le massacre de Kenscoff, qui a fait au moins 47 victimes, aucune opération d’envergure n’a été menée par l’armée ou la police pour neutraliser les gangs. Les autorités se sont limitées à condamner les violences, sans action concrète. Plusieurs habitants restent séquestrés par les assaillants, utilisés comme boucliers humains pour empêcher toute intervention.
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