La situation sécuritaire demeure critique dans plusieurs régions du pays. Malgré les efforts conjoints de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H), de la Force de répression des gangs (FRG) et de la compagnie privée d’Éric Prince, chargée de contribuer au rétablissement de l’ordre, les groupes armés semblent conserver une longueur d’avance. Ils défient les autorités et sèment la terreur au sein de la population civile.
Les gangs « Kokorat san ras » et « Gran grif » ont attaqué, dimanche 16 août, la 7e section communale de Saint-Michel de Latalaye, située au nord du département de l’Artibonite. L’offensive a fait au moins, un mort et plusieurs blessés. Les assaillants ont incendié plusieurs habitations, aggravant la précarité des habitants dont les produits agricoles ont été détruits, dans un contexte marqué par une inflation élevée et une insécurité alimentaire croissante.
Face à cette tragédie, de nombreux habitants ont dû fuir leurs foyers pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres. Par contre, malgré ces incursions des gangs, un contingent de la FRG a été déployé dans le département de l’Artibonite afin de mettre un terme aux activités criminelles. Le commandant en chef de la FRG, le général Batsuuri, s’était d’ailleurs rendu dans le département le 13 août pour superviser les territoires.
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