La Plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (POHDH) a présenté, ce jeudi 6 août 2026, son premier rapport trimestriel de l’année sur la situation des droits humains dans le pays. Lors d’une conférence de presse intitulée « Crise de gouvernance renforcée et détérioration des conditions socio-économiques », l’organisation dresse le bilan des six premiers mois. Loin d’être exhaustif, le document offre un aperçu des difficultés structurelles et conjoncturelles qui privent les citoyens de la jouissance de leurs droits fondamentaux.
Selon le secrétaire exécutif de la POHDH, Me Alermy Piervilus, le premier trimestre 2026 a été marqué par une multiplication des actes de violence et d’insécurité, une recrudescence des cas de kidnapping, des déplacements forcés, l’effondrement accéléré des institutions publiques, la hausse des prix des produits de première nécessité ainsi que la dégradation des conditions socio-économiques, aggravée par la révision des prix des produits pétroliers.
Me Alermy Piervilus a souligné que plus de 2 000 personnes ont été tuées durant cette période et que les cas de déplacement forcé dépassent le million. Dans ce rapport, la Commission épiscopale Justice et Paix (CE-JILAP) a recensé plus de 800 victimes dans sept communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Tous les indicateurs macroéconomiques sont au rouge et continuent de se détériorer.
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