Le Secrétaire général des Nations Unies a présenté au Conseil de sécurité son dernier rapport sur Haïti, mettant en évidence une situation toujours critique marquée par une insécurité dégradante, les retards du processus électoraux et les fragilités institutionnelles.
Dans un document de 17 pages, le rapport rappelle que le mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a été prolongé jusqu’au 31 janvier 2027. Malgré la publication d’un nouveau décret électoral le 2 juillet et l’annonce d’un budget électoral révisé le 3 juillet, les partis politiques dénoncent la lenteur des préparatifs. Plusieurs coalitions ont réclamé de nouveaux mécanismes de gouvernance transitoire et un plan national de sécurité.
Par contre, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a reconnu que les conditions actuelles empêchent la tenue d’élections en août, mais a assuré qu’un président élu prendrait ses fonctions au plus tard le 7 février 2027. Il a réaffirmé sa stratégie contre les gangs, fondée sur la sécurité, la justice et la réinsertion socioéconomique. Le Secrétaire général de l’ONU, en visite en Haïti le 16 juin écoulé, a exhorté la communauté internationale à accélérer le déploiement de la Force de répression des gangs et à soutenir la transition politique.
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