Le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a tenu, mardi 28 juillet, une table sectorielle consacrée à l’évaluation du processus sécuritaire en Haïti. L’initiative visait à dresser un état des lieux des actions menées depuis la transition de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) vers la Force de répression des gangs (FRG), tout en permettant aux institutions de la société civile d’exprimer leurs préoccupations.
Dans son intervention, Me Gédéon Jean, directeur exécutif du CARDH, a rappelé la Résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations Unies (30 septembre 2025), autorisant le déploiement de la FRG en remplacement de la MMAS. Le mandat de cette force inclut la conduite d’« opérations antigang ciblées », la sécurisation des infrastructures essentielles et le renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAD’H).
Par ailleurs, le colonel Edwin Florexil, représentant le commandant en chef des FAD’H, a reconnu l’appui de l’armée à la police, notamment dans la sécurisation de sites stratégiques, mais a pointé un déficit de renseignements comme facteur majeur d’inefficacité. De son côté, l’inspecteur général Jacques Joël Orival, intervenant au nom du directeur général de la PNH, a évoqué les contraintes logistiques ayant entraîné l’arrêt de certaines opérations, tout en soulignant des avancées comme la reprise du Palais national et de ses environs.
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