L’OEA pour des élections en 2021 en Haïti
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L’organisation des États américains continue de soutenir le projet de réalisation des élections en Haïti avec l’Administration de Jovenel Moise. Au terme d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères d’Haïti le mardi 5 janvier, le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, a renouvelé son appui à un processus électoral intégral pour cette année et le transfert du pouvoir au cours de l’année à venir.
À l’approche de la date butoir, 7 février 2021, l’administration Moise/Jouthe continue de rechercher le support de la communauté internationale. Suite à une rencontre entre le secrétaire général de l’OEA et le chancelier haïtien, Luis Almagro s’est montré satisfait de l’agenda du Gouvernement haïtien pour la nouvelle année. « Nous renouvelons notre soutien à l’importance d’un processus électoral intégral en 2021 qui se conclura par un transfert démocratique et pacifique du pouvoir au cours de l’année à venir », a indiqué M. Almagro.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères d’Haïti a évoqué son entretien avec le secrétaire général de l’organisation continentale. Suivant ses affirmations, le secrétaire général de l’OEA a renouvelé le support de l’Organisation au processus électoral afin, poursuit-il, de renouveler le personnel politique et que le président Jovenel Moise soit remplacé par un élu le 7 février 2022.
D’autre part, Claude Joseph a relaté qu’il a échangé des vœux et discuté sur de grands chantiers qui attendent Haïti en 2021.
Une réponse de l’OEA à l’opposition ?
Dans une lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU et de l’OEA, des dirigeants de partis politiques de l’opposition ont misé sur l’appui de ces institutions pour forcer le chef de l’État à quitter le pouvoir le 7 février 2021. « Le président Moise a créé un vide politique en choisissant d’ignorer la voie tracée par la Constitution amendée de 1987. Les partis et regroupements politiques sont en train de préparer l’après-Jovenel : la marche inévitable vers la transition. Ils dénoncent de toute leur force le mépris envers le peuple haïtien. Le 7 février 2021 sonnera le glas de ce régime tyrannique, sanguinaire. A partir de cette date, débutera en Haïti une ère nouvelle. Au nom des principes démocratiques, l’OEA et le BINUH se doivent d’apporter leur contribution sans faille », ont soussigné ces partis de l’opposition.
Pour ces partis, la situation se détériore, et arrive à son pourrissement. Les pouvoirs de l’État sont disloqués, le kidnapping est devenu affaire d’État, a révélé cette partie de l’opposition. « L’Exécutif n’a jamais organisé les élections conformément à la constitution, les droits fondamentaux sont systématiquement violés, bafoués. L’OEA apporte aujourd’hui tout son appui technique à l’actuel Conseil électoral provisoire de Jovenel Moise. L’organisation hémisphérique a mis à la disposition de son Conseil électoral provisoire le Nicaraguayen César Acuna », ont expliqué ces partis, soulignant qu’ils ne comprennent pas dans le contexte actuel l’apport inconditionnel de l’OEA au pouvoir absolu de Monsieur Moise.
Au nom de la Constitution de 1987 amendée, au nom de la charte de l’OEA, au nom de la charte de l’Organisation des Nations unies, au nom de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, ils exercent leurs droits à la vie, ils veulent le fonctionnement et le respect d’un État de droit, ils défendent leurs intérêts en tant que nation libre et souveraine, ont soutenu ces partis politiques faisant partie de la DIRPOD.
Woovins St Phard
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