Haïti-CDM: Les retombées positives de la participation des Grenadiers
Plus d’un demi-siècle après sa première apparition à la Coupe du Monde en 1974, Haïti a renoué avec la plus prestigieuse compétition mondiale de football. Malgré trois défaites consécutives, 1-0 contre l’Écosse, 3-0 face au Brésil et 4-2 contre le Maroc, la sélection haïtienne, surnommée les Grenadiers, a marqué les esprits. Lors de la dernière confrontation contre les marocains, Lenny Joseph avait ouvert le score avant que Wilson Isidor ne redonne l’espoir avec un superbe but tiré de 20 mètres, mais l’équipe s’est finalement inclinée 4-2 face a la sélection marocaine. Haïti termine dernier du groupe C et première équipe à être éliminée. Entre fierté et regrets, une question persiste: quels bénéfices économiques, sociaux et politiques cette participation peut-elle apporter au pays ?
L’économiste Kesner Pharel, dans une série d’émissions diffusées sur ProfinTV, souligne que la Coupe du Monde offre à Haïti une opportunité macroéconomique majeure. L’exportation de joueurs vers les grands championnats européens constitue une source de revenus considérable. Par ailleurs, il insiste sur la nécessité de créer des académies de football locales, subventionnées par l’État, afin de protéger les jeunes des quartiers défavorisés contre la tentation du banditisme.
Des compétitions scolaires et universitaires pourraient également favoriser la mobilité des jeunes et renforcer la cohésion nationale.
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