Trois mois après la signature du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, qui est censé créer les conditions favorables à la tenue de scrutins crédibles et inclusifs, le bilan reste rachitique. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait présenté ce texte comme une étape stratégique majeure de la transition, visant à renforcer la sécurité et la stabilité institutionnelle. Mais où en est-on aujourd’hui ?
Selon Danio Siriack, porte-parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), il est « quasiment impossible » d’organiser des élections cette année en cours. L’insécurité généralisée demeure le principal frein, empêchant toute liberté de mouvement et d’action politique. À cela s’ajoutent l’absence du budget électoral, de décret officiel et le retard du processus d’inscription des électeurs.
Par ailleurs, le porte-parole du parti politique l’OPL Danio Siriack, estime qu’une campagne de sensibilisation massive, indispensable pour mobiliser une population désenchantée, nécessiterait au minimum cinq à six mois. Les bureaux d’inscription ne sont toujours pas opérationnels, paralysant une étape jugée « capitale » pour avancer.
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