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SOFEHJ : Clôture du mois de la femme

SOFEHJ : Clôture du mois de la femme

La Solidarité des Femmes Haïtiennes Journalistes (SOFEHJ), en collaboration avec ONU Femmes en Haïti, a clôturé, ce vendredi 17 avril 2026, la campagne médiatique et communautaire de sensibilisation sur la protection des femmes déplacées contre les violences basées sur le genre, y compris les violences numériques, à l’occasion du mois de la femme.

Cette campagne s’est déroulée autour du thème : « 'Femmes déplacées en Haïti : de la protection à l’autonomisation ». Lors de la clôture, plusieurs partenaires de la SOFEHJ ont pris part à cet événement, dont ONU Femmes, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’Ambassade du Japon ainsi que le Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF).

L’objectif était de mettre en lumière la situation des femmes et des filles déplacées internes et de renforcer les synergies entre les institutions nationales, les partenaires humanitaires et les organisations de la société civile.


Dans ce contexte, 150 femmes issues de différents sites d’hébergement ont participé à trois journées d’ateliers de formation portant sur plusieurs thématiques, notamment les violences basées sur le genre, les violences numériques et la promotion des filles dans les filières STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques).

Cette initiative, menée par la SOFEHJ, s’appuie sur la puissance des médias pour briser le silence. Elle a été réalisée avec le soutien de la Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) et d’ATREPA, permettant ainsi de diffuser largement les messages grâce à leur expertise de terrain.

La coordonnatrice générale de la SOFEHJ, Martine Isaac, a souligné que la protection et l’éducation technique doivent aller de pair. « Nous avons atteint environ 500 000 personnes à travers tout le pays, notamment dans les zones accueillant des personnes déplacées. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais celui d’une forte implication de la SOFEHJ, de la SOFA et d’ATREPA », a-t-elle déclaré.


En outre elle a fait savoir que ce succès repose sur une connaissance approfondie du terrain et une expertise dans la lutte pour la dignité des femmes haïtiennes. Toutefois, elle estime que protéger les femmes ne suffit pas et que le plaidoyer doit se poursuivre.

Elle appelle ainsi les organisations féminines et féministes haïtiennes à exiger une place centrale pour les femmes et les filles, notamment les déplacées internes, dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Selon elle, la technologie doit être un levier d’émancipation et non un outil de violence numérique.


Dans son discours, Marie Goretti Nduwayo, représentante d’ONU Femmes en Haïti, a réaffirmé l’engagement commun à renforcer la prévention des violences, la protection des survivantes et la promotion de la dignité des femmes et des filles, particulièrement dans ce contexte de crise.

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