Massacre à Jean Denis : le CARDH exige une réponse ordonnée et durable
Après l'attaque meurtrière, des hommes armés du gang « Grand Grif », contre plusieurs localités de la première section communale de Petite-Rivière de l’Artibonite dans la nuit du 30 jusqu’au 31 mars. Ce massacre a plongé les habitants de la région dans la terreur. Des dizaines de civils ont été exécutés, certains brûlés vifs dans leurs maisons incendiées. Des images insoutenables ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation.
Selon un bilan partiel du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), au moins 32 personnes ont été tuées. Parmi elles, 16 corps ont été recensés dans des entreprises funéraires à Saint-Marc. Dix personnes sont toujours portées disparues. Les attaques ont également fait une trentaine de blessés, pris en charge notamment à l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc et à l’hôpital Claire Heureuse de Marchand-Dessalines.
Au-delà de l’horreur des faits, ces violences semblent s’inscrire dans une stratégie plus large des groupes armés. D’une part, elles viseraient à affaiblir les forces de l’ordre, notamment la Police nationale d’Haïti (PNH), en perturbant leurs opérations et en facilitant la reprise de territoires stratégiques. Le manque de ressources humaines et matérielles de la PNH et des Forces armées d’Haïti (FAD’H) limite fortement leur capacité d’intervention simultanée et de contrôle durable.
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