Moise Jean Charles annonce une série de mobilisations à partir du 31 janvier pour forcer Jovenel Moise à quitter le pouvoir
Lors d’une rencontre avec la presse, l’ancien sénateur du Nord déclare refuser de participer à la formation d’un possible gouvernement de transition après le départ supposé de Jovenel Moise le 7 février prochain, après avoir rencontré, dit-il, plusieurs leaders de l’opposition politique. Cependant, le secrétaire général du parti Pitit Desalin plaide en faveur d’un membre de la Cour de cassation pour occuper ad intérim le fauteuil présidentiel, en vue de l’organisation des élections dans le pays.
Si de nombreux groupements de l’opposition se disent clairement favorables à la fin du mandat de Jovenel Moise le 7 février prochain, sans aucune proposition pour la transition, l’ancien sénateur du Nord, Jean Charles Moïse, ne veut pas intégrer un gouvernement de transition. S’exprimant au micro de la presse, ce lundi 25 janvier 2021, Jean Charles Moïse affirme avoir fait un compromis avec plusieurs acteurs de l’opposition, dans le but de trouver une issue à la crise et éviter des jours sombres au pays après le 7 février.
« Une entente a été trouvée entre tous les partis de l’opposition pour un choix à la Cour de cassation afin de remplacer Jovenel Moise, sauf le parti Fanmi Lavalas qui tient toujours son idéologie de salut public », martèle Jean Charles Moise, rappelant que les élections de 1990, exemple d’élections démocratiques, ont été organisées par un conseil dirigé par une femme.
Par ailleurs, Jean Charles Moïse dit estimer nécessaire une unité entre l’opposition, arguant les menaces d’une dictature qui planent sur le pays. Il en veut pour preuve les décrets pris par Jovenel Moïse après avoir constaté la caducité du Parlement, et l’indifférence des autorités de l’État sur la prolifération des gangs armés dans le pays.
« Pitit Desalin avait trouvé nécessaire de s’asseoir avec d’autres membres de l’opposition, constatant la ferme volonté de Jovenel Moïse de rétablir la dictature en Haïti.Il faut une force organisée pour le contraindre d’arrivée à son objectif », souligne M. Moise, accusant le chef de l’État d’avoir orienté les décisions des membres de la commission qui travaille sur la reforme constitutionnelle.
Plus loin, Jean Charles Moïse annonce une série de mobilisations à partir du 31 janvier jusqu’au 7 février, en vue de contraindre le président de la République à quitter le Palais national, de très tôt, le 7 février. Il croit que seule la mobilisation peut mettre un terme au régime PHTK.
« Le mot d’ordre est la mobilisation populaire jusqu’au 7 février. Dans les dix départements du pays, nous allons lancer les mobilisations pour rappeler à Jovenel Moïse que son mandat arrivera à terme le 7 février 2021, comme le veut la Constitution amendée en son article 134.2 », souligne l’ancien élu du Nord.
Toutefois, Jean Charles Moise promet que le parti Pitit Desalin attend de pied ferme l’organisation d’élections libres et démocratiques, en vue de présenter un programme solide pouvant améliorer les conditions de vie de la population.
Moïse Saint-Eloi
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