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Transition : le mouvement « Point final » plaide pour une administration tricéphale

Transition : le mouvement « Point final » plaide pour une administration tricéphale

Alors que le président de la République Jovenel Moïse s’accroche à la date du 7 février 2022 pour la fin de son mandat, les propositions pour une transition à partir du 7 février 2021 continuent à tomber. En effet, le mouvement Point final prône un triumvirat pour assurer la transition. C’est-à-dire un conseil de gouvernement comprenant trois têtes : un représentant du pouvoir judiciaire, un de l’opposition plurielle et un de la diaspora haïtienne.

Avec le kidnapping qui continue de prendre un niveau sans précédent dans le pays surtout avec l’approche de la fin du mandat constitutionnel du président de la République le 7 février 2021, selon l’opposition démocratique, les propositions non définitives pour une transition continuent de suivre leur cours. C’est le cas du mouvement Point final qui a rendu public sa proposition pour une dernière transition démocratique post 7 février 2021.

Dans une interview accordée à la Radio Télévision Pacific et au Journal Le National ce mardi 26 janvier 2021, le secrétaire général du mouvement Point final, Ulysse Jean Chenet, plaide pour un triumvirat afin d’assurer la transition. D’après M. Chenet, le conseil de gouvernement comprendra un représentant du pouvoir judiciaire pour mener la réforme constitutionnelle. Un représentant du secteur de l’opposition démocratique plurielle du pays pour organiser la conférence nationale et définir un pacte de gouvernabilité. Et enfin, un représentant de la diaspora haïtienne pour jeter les bases de la modernisation et de développement durable du pays en tenant compte des ODD 2015-2030 des Nations unies et du rêve des pères fondateurs de la Nation haïtienne.

D’après le responsable, ce triumvirat s’établira sur une durée de trois ans et aura pour mission de gouverner, stabiliser et pacifier le pays. Hormis le poste de Premier ministre, cette proposition comprendra une dizaine de ministères.

Un ministère de la Planification et du Développement rural, un ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale, un ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, un ministère des Affaires sociales et de la Famille, un ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse des Sports et des Actions civiques, un ministère de la Santé publique et de la Population, un ministère de la Justice et de l’Intégrité morale, un ministère de la Culture et du Tourisme, un ministère des Affaires diplomatiques et de la Coopération externe, un ministère de l’Économie et des Finances publiques, du Commerce et de l’Industrie d’Haïti, un ministère des Collectivités territoriales et de la Décentralisation, un ministère des Travaux publics et d’Aménagement du territoire.

Cette proposition, selon M. Chenet, est sujette au changement par rapport à la compréhension des acteurs. Plus loin, il a fait savoir le gouvernement de salut public, de consensus, que le mouvement Point final vise la stabilité et va permettre de réaliser le procès Petrocaribe et de l’ensemble des massacres. Sur la question de kidnapping qui fait rage dans le pays, M. Chenet est catégorique. Le kidnapping c’est comme un partenariat public privé. « C’est l’État qui se met avec des bandits pour attaquer la population et l’appauvrir », a-t-il fait savoir, ajoutant plus loin que l’une des attributions du gouvernement de triumvirat c’est d’assainir la République sur le plan social, sécuritaire et politique.

Si toutefois le régime en place parvient à quitter le pouvoir ce 7 février 2021, le coordonnateur du mouvement Point final croit que kidnapping ne pas cesser tout d’un coup. Dans cette circonstance, il plaide pour la mise sur pied d’un plan stratégique pour éradiquer le kidnapping tout en évoquant le concours des casques bleu des Nations unies pour résoudre le problème dans le cas où les forces de l’ordre national ne répondent pas. Cet appel aux Nations unies, selon lui, ne va pas s’inscrire dans l’optique d’occupation.

Faut-il signaler qu’en dépit des nombreuses propositions de l’opposition plaidant pour un gouvernement de transition afin de diriger le pays après le 7 février 2021, le premier citoyen de la nation a toujours considéré le 7 février 2022 comme la date de la fin de son mandat présidentiel ?

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