CSH exige le respect de la Constitution
C’est dans le but de dénoncer le règne de l’insécurité dans le pays que la Coordination syndicale haïtienne (CSH) a donné une conférence de presse, le mercredi 27 janvier 2021. Cette organisation a aussi rappelé que le mandat du président de la République doit prendre fin le 7 février prochain.
L’organisation CSH dit constater que la situation du pays s’aggrave sur le plan social, économique et politique. Des cas de kidnapping sur des élèves, étudiants, professeurs, marchands et médecin augmentent, mais aucun mot de la part des responsables. Selon le président de la CSH, Marcelin Jean-Philippe, c’est le résultat des élections corrompues de 2016 qui continue de tirer le pays vers le bas.
La CSH condamne l’arrestation arbitraire et politique de l’ancien sénateur Nenel Cassy ainsi que des autres militants, victimes du système de répression et de persécution politique du pouvoir PHTK. Pour le coordonnateur de CSH, cela prouve clairement que ce pouvoir a une tendance dictatoriale. « Ce régime est à l’origine de beaucoup d’actions criminelles ; les richesses du pays ont été liquidées en moins de 10 ans seulement », s’indigne Marcelin Jean-Philippe.
« Les déclarations de Jovenel Moïse en réagissant face à l’insécurité prouvent son irresponsabilité et son incapacité à diriger le pays », explique le responsable des affaires politiques, Yves André Joseph. L’article 134-2 de la Constitution amendée 1987 dont Jovenel Moïse s’est servi pour constater la caducité du Parlement, insiste-t-il, a mentionné que la fin du mandat de Jovenel Moïse sera dans quelques jours, précisément le 7 février prochain.
La Coordination syndicale haïtienne croit encore au développement du pays. En ce sens, elle réitère son engagement dans la lutte que mène le peuple contre ce régime. Compte tenu du désordre dans le système éducatif du pays, les révocations illégales des syndicalistes qui défendent leur droit, le règne de l’injustice, le taux d’augmentation de chômage, la situation dégradante de femmes haïtiennes sans une réelle politique, le peuple n’a plus d’espoir.
Pour le respect de la Constitution, CSH exige le respect de la Constitution de 1987 dans son intégralité et prend ses distances à la réforme constitutionnelle. Elle dit ignorer toute élection dans le pays avec ce régime. CSH appuie et encourage toute initiative pour la libération du pays.
La Coordination syndicale haïtienne promeut une transition, comme solution dans les jours à venir. Ainsi elle lance un cri patriotique, syndical et historique pour réunir la nation autour d’un seul objectif : faire revivre Haïti.
Rove Jeantuse JEAN MICHEL
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