Haïti : le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, toujours ferme à la barre malgré la résolution des cinq conseillers-présidents
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La crise politique haïtienne s’enfonce un peu plus chaque jour dans une impasse institutionnelle, sur fond de tensions ouvertes entre la Primature et le Conseil présidentiel de transition (CPT). Malgré une résolution controversée adoptée par une partie des conseillers-présidents, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé continue d’occuper, sans vaciller, le fauteuil de la Primature, porté par des appuis internationaux décisifs et un flou juridique soigneusement entretenu.
Les relations entre la Primature et le CPT sont désormais rompues. Méfiance, rivalités et divergences profondes sur l’exercice de l’autorité caractérisent cette transition devenue conflictuelle. Cinq membres du CPT ont voté en faveur du départ du Premier ministre, ouvrant un bras de fer institutionnel inédit où chaque camp revendique la légitimité de ses décisions. Dans les faits, cependant, le chef du gouvernement demeure en poste et exerce pleinement ses fonctions.
Le conseiller-président Leslie Voltaire affirme que les membres du CPT quitteront le pouvoir le 7 février prochain. Il soutient qu’un vote interne a permis de demander le départ du Premier ministre et d’envisager la nomination d’un Premier ministre intérimaire issu de l’actuel gouvernement, arguant que le CPT, en tant qu’organe de nomination, disposerait aussi du pouvoir de révocation par décret.
De son côté, Edgard Leblanc Fils avance que cette décision s’appuie sur les articles 11 et 22 du décret créant le CPT. Il reconnaît toutefois que la résolution devra être publiée dans Le Moniteur pour acquérir une valeur juridique. Or, tant que cette publication n’a pas lieu, Alix Didier Fils-Aimé reste à la tête du gouvernement, renforçant l’idée d’une résolution sans effet réel.
La crise dépasse le cadre national, le 23 janvier 2026, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu avec le Premier ministre, réaffirmant le soutien de Washington à la stabilité institutionnelle et à la sécurité en Haïti. Il a estimé que le CPT devrait être dissous au 7 février afin d’éviter toute prise de pouvoir par des acteurs soupçonnés de corruption.
Dans la même veine, les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada ont publiquement soutenu Alix Didier Fils-Aimé, rejetant toute tentative visant à le remplacer. Pour Washington, la résolution signée par cinq conseillers est jugée illégale, et le maintien du gouvernement est présenté comme une nécessité pour lutter contre les gangs armés et préserver le processus électoral.
Les signataires de la résolution sont d’ailleurs accusés par les États-Unis d’implication dans des faits de corruption, de liens avec des groupes armés et de participation à l’instabilité chronique du pays. Des sanctions, en coordination avec le Canada, sont envisagées contre tout acteur cherchant à évincer le Premier ministre et à compromettre la sécurité nationale.
En clair, en l’absence de publication officielle dans Le Moniteur et face au soutien sans ambiguïté de la communauté internationale, Alix Didier Fils-Aimé reste bel et bien assis à la Primature, malgré les contestations.
Une question s’impose alors , Haïti est-elle en train de rejouer le scénario bien connu de l’ère Ariel Henry ? Les similitudes sont troublante, un gouvernement maintenu principalement grâce à l’appui international, une opposition transitionnelle affaiblie, l’absence d’élections, une insécurité persistante et des échéances politiques constamment repoussées.
Modeline Youte
7 commentaires
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Machelot YOUTE
Très bon travail petite sœur. So proud of you babe.
Marie DESIR
Qui saura répondre cette question pertinente ? Bon travail MY !
LePha
Bon travail Youte
Zakarie
Bravo Youte.
Abigaël de FANMI MAV
Super article 👏👏👏
Samuel the OPTIMISTIC
Bon travail championne! Fier de toi!
Bob landers
Nous allons revivre l’ère D’Ariel Henry