Des syndicats d’enseignants dénoncent les actes de kidnapping contre des écoliers et appellent au respect du droit à l’éducation
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Des syndicats d’enseignants, particulièrement la Confédération nationale des enseignants d’Haïti (CNEH) ainsi que l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti ont dénoncé, ce mercredi 27 janvier 2021, les actes de kidnapping perpétrés à l’encontre de plusieurs écoliers tout en lançant un appel pour le respect du droit à l’éducation. Ces syndicats en ont profité pour réitérer l’appel à la grève générale pour le 1er et 2 février 2021 du Collectif des syndicats haïtiens pour le respect de la Constitution de 1987 (COSHARCO-1987), contre le kidnapping et le régime en place.
Lors d’une conférence tenue ce mercredi 27 janvier 2021 en leur local du Canapé-Vert de la rue Martin, la Confédération nationale des enseignants d’Haïti (CNEH) ainsi que l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti (UNNOEH) sont montées au créneau pour dénoncer les actes de kidnapping qui ne cessent de prendre une ampleur considérable dans la région métropolitaine.
« L’éducation est un droit, a fait savoir la secrétaire générale de la CNEH, Magalie Georges. Aujourd’hui, aucun enfant, quelle que soit sa catégorie sociale, n’est confortable pour prendre le chemin de l’école. Dans plusieurs endroits du pays, les enfants ont été contraints de rester chez eux. C’est une atteinte aux droits à l’éducation. Nous attendons la réponse de la société afin de forcer les autorités à assumer leur responsabilité vis-à-vis de l’éducation des enfants et des jeunes ».
Pour sa part, le coordonnateur de l’UNNOEH, Georges Wilbert Franck a alerté tous ceux et toutes celles œuvrant dans le secteur éducatif. « Nous lançons un cri d’alarme à toute la communauté éducative, à savoir les parents, les élèves, les professeurs, les directeurs d’école, les éditeurs de livre, et tous ceux opérant dans le domaine de l’éducation afin de garantir aux fils et filles du pays le droit à l’éducation et de faire front commun afin d’éviter que les écoles du pays ne deviennent pas la cible de l’insécurité, du kidnapping ».
Plus loin, le professeur Georges Wilbert Franck, dit renouveler l’appel à la grève générale le 1er et le 2 février 2021 lancée par le Collectif des syndicats haïtiens pour le respect de la Constitution de 1987 (COSHARCO-1987) dans l’objectif d’exprimer leur refus contre la pratique du kidnapping et contre l’insécurité, généralement, dans le pays. D’après le syndicaliste, ces pratiques sont instituées par l’État en place comme mode opératoire pour empêcher à la population de revendiquer son bien-être et sa liberté.
Grève des syndicats 1er et 2 février 2021
En date du 22 janvier des syndicats comme le Mouvement unifié des travailleurs haïtiens ( MUTH), la Centrale nationale des ouvriers haïtiens (CNOHA), la Brigade syndicale anti-corruption (BSAC), l’UNNOEH, le Secteur de transporteurs terrestres d’Haïti (STTH), l’Association des propriétaires et chauffeurs haïtiens ( APCH), la Confédération des travailleurs d’Haïti (CTH), regroupés au sein du (COSHARCO-1987) ont adopté une résolution. À travers cette dernière, ils dénoncent, entre autres, les répressions gouvernementales sur la population dans les différentes manifestations, le grand banditisme et les pratiques de kidnapping.
Et de fait, pour donner une réponse au gouvernement, à ses nombreuses dérives et aussi bien contre le kidnapping, ces syndicats ont annoncé pour le 1er et 2 février une grève généralisée dans tout le pays. Des organisations, comme le Collectif des avocats pour la défense des droits de l’homme (CADDHO), ont déjà prévu de soutenir la grève.
Contenue de la résolution
À travers la résolution, le COSHARCO-1987, entre autres, « appelle le peuple haïtien à la rébellion pour faire échec au plan dictatorial du président Jovenel Moise en lui forçant de quitter le pouvoir le 7 février 2021, date marquant la fin de son mandat constitutionnel, selon les articles 134.2 et 134.3 de la Constitution ». Il appelle également les syndicats du monde entier à faire preuve de solidarité. Quant aux structures organisées du pays (partis politiques, secteur religieux, secteur privé des affaires), il les invite à s’asseoir rapidement ensemble dans l’objectif de trouver l’alternative commune avant la fin du mois de janvier en vue d’assurer la transition du pays ».
Le COSHARCO-1987 demande aussi à la communauté internationale à travers le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) et l’Organisation des États américains (OEA) et des ambassades « à cesser de supporter un régime criminel et inconstitutionnel en Haïti. Faut-il signaler qu’un accord de 20 millions de dollars a été signé entre le Gouvernement haïtien et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour la réalisation des élections et du referendum constitutionnel.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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