Haïti-Crise : le DEHFI propose une transition constitutionnelle pour éviter le vide institutionnel après le 7 février 2026
À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition conformément au décret du 12 avril 2024, la République d’Haïti se trouve confrontée à un risque élevé de vide institutionnel et de désordre généralisé. Cette échéance, loin d’être un simple repère administratif, constitue un moment décisif pour l’avenir de l’État haïtien, déjà fragilisé par plus de cinq années de crises politiques, institutionnelles, sécuritaires, économiques et humanitaires.
Le constat est aujourd’hui largement partagé au niveau national. Le Conseil présidentiel de transition n’a pas rempli les deux missions fondamentales qui lui avaient été confiées, le rétablissement effectif de la sécurité sur l’ensemble du territoire et l’organisation d’élections libres, honnêtes, inclusives et démocratiques. « L’insécurité persistante, l’expansion des groupes armés, la paralysie des services publics essentiels, l’effondrement de l’activité économique ainsi que la fermeture de nombreuses institutions éducatives, sanitaires et commerciales ont profondément détérioré les conditions de vie de la population. »
Face à ce contexte alarmant, le parti politique Démocrates Engagés pour une Haïti Forte et Inclusive (DEHFI) soumet aux autorités nationales, aux forces vives de la nation et aux partenaires internationaux une proposition de sortie de crise fondée sur la préservation de la continuité institutionnelle, la restauration de l’autorité de l’État et le retour à l’ordre démocratique.
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