Le chef de l’ONU appelle à enfin « laisser entrer la lumière » au Conseil de sécurité
Comme l’ensemble des Nations Unies, le Conseil de sécurité célèbre cette année son 80ᵉ anniversaire. En déplacement à Hanoï, le chef de l’organisation a dressé vendredi un diagnostic sans fard sur les failles d’une instance qu’il juge à la fois essentielle et fragilisée, voire menacée d’obsolescence si sa réforme, « différée depuis trop longtemps », ne voit pas le jour.
À l’occasion d’un débat public consacré à l’avenir de l'ONU et son organe exécutif, le Secrétaire général, António Guterres, a rappelé un épisode méconnu : en 1946, un mécanicien new-yorkais du nom de Paul Antonio, chargé de fabriquer la première urne de vote du Conseil, y avait glissé un mot : « Puisse Dieu accompagner chaque membre de l’Organisation des Nations Unies et, grâce à vos efforts, apporter une paix durable à tous les peuples du monde ».
« Ce billet nous rappelle pourquoi le Conseil de sécurité existe : pour les peuples », a déclaré M. Guterres par visioconférence. « Non pour les puissances ou les empires, mais pour les parents qui ont perdu leurs enfants, les réfugiés chassés loin de chez eux, les soldats qui ont laissé un membre sur le champ de bataille ».
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