L’inquiétude des déplacés face à l’arrivée de la tempête tropicale Mélissa
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La tempête tropicale Mélissa, qui s’est récemment formée dans le bassin des Caraïbes, provoque de fortes pluies dans plusieurs départements du pays. Face à cette situation, la Protection civile invite tout le monde à faire preuve de prudence et à redoubler de vigilance. Au le centre-ville de Port-au-Prince, plusieurs camps de déplacés, notamment celui de Mormon, abritent des milliers de citoyens issus de différents quartiers de Carrefour-Feuille l'inquiétude est à son comble, ces populations vivent dans des conditions précaires et souvent inhumaines. Selon le président du camp de Mormon, Edwisson Dossous, l’annonce de la tempête a accru la tension parmi les PDI, déjà fragilisés par leur situation.
Il explique que l’équipe de la Direction générale de la Protection civile (DGPC) a récemment effectué une étude de terrain et informé les résidents des mesures de précaution à adopter pendant le passage de la tempête. Cette visite a également été l’occasion de présenter aux autorités les besoins essentiels des habitants du camp.
« Le site de Mormon est le plus peuplé en matière d’effectif de PDI dans la région métropolitaine. Il s’agit d’un simple terrain vaste où les déplacés, avec leurs propres moyens, ont construit de petits abris individuels en bâches et en bois. Ces tentes ne résistent pas à la pluie, et certaines zones sont sujettes aux inondations, faute de canalisation. Tout cela représente un grand danger pour nos populations », précise M. Dossous.
Les conditions sanitaires sont également préoccupantes. Le mois dernier, le camp a recensé 12 cas suspects de choléra, dus au manque d’hygiène et à l’humidité ambiante. Face à cette situation, M. Dossous demande aux autorités de fournir des bâches pour renforcer les abris et des lampes portatives, tout en sensibilisant les PDI à la protection de leurs biens importants.
Parallèlement, d’autres camps, tels que celui de l’OPL, expriment également leur inquiétude. Samson Bien-Aimé, PDI hébergé dans ce camp, déclare : « Nous étions déjà dans un cyclone d’insécurité et de mauvaises conditions de vie. Et maintenant, la tempête s’ajoute ? Nous n’avons aucun endroit sûr pour nous réfugier. Notre situation vulnérable risque de s’aggraver. »
Cette communauté a été victime des assauts répétés de groupes armés qui sèment la terreur dans la région métropolitaine. Aujourd’hui, ces personnes se retrouvent non seulement sous la menace des violences, mais également face aux aléas de la nature avec l’approche de la tempête tropicale Mélissa. Elles continuent d’interpeller les autorités sur leur sort, dénonçant l’absence de mesures préventives pour éviter cette tragédie humanitaire.
Yasmine Sanon
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