Cap-Haïtien : des personnalités et organisations de la société civile optent pour accord politique après le 7 février
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Le Réseau d'organisations chrétiennes pour l'épanouissement des enfants (ROCHEPE) ne passe pas par quatre chemins pour exprimer son indignation sur les actes de kidnapping qui ravagent la société haïtienne. D’après le ROCHEPE qui estime que l’insécurité est trop, les autorités doivent assumer leur responsabilité constitutionnelle vis-à-vis de la population en garantissant sa sécurité.
À en croire le ROCHEPE, l’insécurité, notamment avec le kidnapping a des conséquences néfastes sur la population puisqu’elle appauvrit davantage les parents se trouvant déjà dans des situations exécrables. Comme autre effet, le climat de terreur ne favorise pas l’apprentissage des écoliers qui récemment ont été victimes d’actes d’enlèvements. Tout de suite qu’après de tels faits se sont produits, plusieurs établissements scolaires avaient annoncé la fermeture de leurs portes en signe de solidarité aux écoles victimes et de refus à ces actes horribles.
Toujours dans la même optique, plusieurs organisations syndicales comme le Mouvement unifié des travailleurs haïtiens ( MUTH) , la Centrale nationale des ouvriers haïtiens (CNOHA), la Brigade syndicale anti-corruption (BSAC), l’Union nationale des normaliens et éducateurs d’Haïti (l’UNNOEH), le Secteur des transporteurs terrestres d’Haïti (STTH) et l’Association des propriétaires et chauffeurs haïtiens ( APCH) avaient lancé, le 1er et 2 février 2021, une grève générale dans le pays pour dire non aux actes de kidnapping et forcer le pouvoir à éradiquer ce phénomène. Ce qui n’a pas été encore fait. La problématique reste entière, puisque, les kidnappeurs ont encore repris du service.
Les établissements scolaires, qui ont respecté le mot d’ordre de grève syndicale, continuent encore de garder leurs portes fermées surtout avec le climat politico-social qui ne cesse de détériorer surtout avec la date de fin mandat constitutionnel (7 février 2021) du président Jovenel Moïse, selon l’opposition politique. « À cause de la sécurité qui n’est pas garantie, beaucoup de parents ont peur d’envoyer leurs progénitures à l’école. À cause de la sécurité qui n’est pas garantie, beaucoup d’écoles sont obligées de fermer leurs portes alors que nous sommes dans un système où le nombre de jours de classe pour les enfants ne respecte pas le niveau standard pour une éducation de qualité », a fait savoir le ROCHEPE.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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