Les FAD’H restent aux ordres des autorités légitimes élues démocratiquement
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Pendant que plusieurs secteurs de la vie nationale dénoncent et condamnent les répressions de la Police nationale d’Haïti (PNH) sur la population haïtienne surtout lors les manifestations antigouvernementales, les Forces armées d’Haïti (FAD’H), dans une note rendue publique ce 8 février 2020, disent « réaffirmer leur détermination à respecter la Constitution et les autorités légitimes élues démocratiquement par la population ».
Avec le mandat du président Jovenel Moise qui est arrivé à terme le 7 février 2021, selon l’opposition politique et plusieurs secteurs vitaux de la société haïtienne, la situation sécuritaire du pays, principalement dans la capitale haïtienne, reste extrêmement tendue. Les organisations de défense de droits humains, à travers leurs rapports, leurs notes, n’ont jamais cessé de dénoncer et condamner les actes de répressions des diverses unités de la Police nationale d’Haïti (PNH) sur la population civile qui revendique ses droits.
Dans une note rendue publique ce 8 février 2021, le haut commandement des Forces armées d’Haïti se dit préoccupé de l’évolution de la situation politique qui prend une tournure dangereuse depuis le 7 février 2021. Les FAD’H ont fait comprendre qu’ils vont défendre la Constitution. « Dans cette conjoncture troublée, les Forces armées d’Haïti réaffirment leur détermination à respecter la Constitution et les autorités légitimes, démocratiquement élues par la population ». D’après la note qui porte la signature du commandant en chef par intérim, Jodel Lessage, la mission des FAD’H consiste à assurer « la sécurité nationale, à défendre l’intégrité du territoire, l’ordre démocratique et l’État de droit ».
Dans un contexte où le pouvoir en place, selon des organisations de défense de droits humains, fait la mainmise sur la force légale chargée de garantir la sécurité des vies et des biens (la PNH), les FAD’H « appellent la population à la sérénité en gardant confiance dans les institutions républicaines ». Faut-il signaler, ce lundi, que deux journalistes ont été blessés par balle aux environs du Champ-de-Mars au moment qu’ils couvraient un mouvement de protestation de militants ? Les forces de l’ordre sont indexées par les témoins.
Wisly Bernard Jean-Baptiste
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