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Gonaïves : le calme est revenu

Gonaïves : le calme est revenu

L'approche de la date fatidique du 7 février 2021 a provoqué, depuis plusieurs semaines, une grande frénésie dans la cité de l'Indépendance. Tout concourait à un chaos imminent au regard de la passe d'armes entre les différents camps. La situation s'est aggravée en début de la semaine avec l'incendie, par des individus non identifiés, de véhicules garés au local de Odivin Hôtel, propriété du directeur départemental du MTPC dans l'Artibonite. Accusés de tentative d'incendie et d'incendie, les militants ont, de leur côté dénoncé, une destruction de biens publics par l'équipe en place.

Farouche opposant du pouvoir en place, le quartier de Raboteau a été, ces dernières semaines, placé sous haute surveillance policière comme en atteste la présence des chars blindés et le renforcement des agents de la police dans des lieux stratégiques qui relient la zone au reste de la ville. Ce renforcement s'inscrivait dans la vaste stratégie du pouvoir en place pour mettre l'ordre dans la ville comme l'a mentionné le nouveau directeur départemental de la police, l'inspecteur Jacques Ader.

De nombreuses agressions de part et d'autre et des tirs d'armes automatiques ont installé un climat de peur dans la cité, au point que les rues du Centre-ville étaient complètement vides avec l'arrêt de toutes les activités économiques et sociales dans la ville. Quoique déterminés, les manifestants n'ont pas pu parcourir, comme ils le souhaitaient les rues de la ville face à un dispositif policier imposant. Pour ce 7 février tant attendu, les manifestations ont démarré un peu tard dans la journée sans plus. Durant, leur court parcours, deux journalistes, Mackens Louis, correspondant de la radio Méga et Wadner Alciné, correspondant de la radio Capital, ont été agressés par un individu armé au moment où ils assuraient la couverture de la manifestation. Une ambulance se trouvant dans les locaux de la Mairie des Gonaïves a été incendiée par des individus n'ont encore identifiés, très tôt dans la matinée.

Ce 8 janvier, la cité de l'Indépendance a retrouvé son calme après plus de deux semaines de tension entre les militants de l'opposition dans le quartier de Raboteau et les agents de la Police nationale. L’affrontement était quasiment proche. Bien que les banques commerciales, les bureaux publics et privés au Centre-ville, les établissements scolaires et universitaires n’ont pas fonctionné, la situation paraît moins tendue que d'habitude à bien des égards. Les tap-tap ont repris du service dans la sérénité. Vu la fin de la journée, le pire a bien été évité.

Lesly SUCCÈS

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