Début d'une troisième semaine sous haute tension au parquet de Port-au-Prince
Le climat reste tendu au parquet de Port-au-Prince, où des avocats poursuivent leur mouvement en faveur de la révocation du commissaire du gouvernement, Me Frantz Monclair. Deux semaines après le début de leur mobilisation, ils maintiennent leur présence dans la cour du parquet, tandis qu’un autre groupe d’avocats affiche son soutien au commissaire.
Les protestataires accusent Me Monclair d’actes de corruption à la tête du parquet, citant plusieurs dossiers à l’appui. Selon eux, seul le service de légalisation est encore opérationnel, mais ce dernier serait lui aussi gangrené par la corruption.
« Ce service n’a pas de tarif officiel, il fonctionne sans reçu : parfois 250 gourdes, parfois 500, voire 5 000 gourdes », dénonce Me Innocent Difficile, l’un des avocats mobilisés. Toujours selon les avocats, seuls les policiers affectés à la sécurité du commissaire seraient dignes de confiance.
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