Financer le développement : un plan pour sortir de la crise de la dette
À trois jours de l’ouverture à Séville de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, les Nations Unies lancent un avertissement : la montée du surendettement dans les pays à faible revenu compromet gravement les objectifs de développement durable.
« L’emprunt est un outil de développement. Aujourd’hui, il est devenu un obstacle ». Le constat dressé par la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, lors de la présentation d’un rapport intitulé « Faire face à la crise de la dette : 11 actions pour libérer un financement durable », se veut sans détour. Aux côtés d’experts internationaux et de la Secrétaire générale d’ONU commerce et développement (CNUCED), Rebeca Grynspan, elle a détaillé, vendredi à New York, les contours d’une crise qui, faute de bruit, n’en est pas moins dévastatrice.
Selon les données recueillies, plus des deux tiers des pays à faible revenu sont aujourd’hui en situation de surendettement, ou à haut risque de le devenir. En parallèle, plus de 3,4 milliards de personnes – soit près de la moitié de l’humanité – vivent dans des pays qui consacrent davantage de ressources au service de leur dette qu’à la santé ou à l’éducation. Un chiffre en augmentation de 100 millions en un an seulement.
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