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Black-out général: entre insécurité et obscurité, une double peine

Black-out général: entre insécurité et obscurité, une double peine

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Déjà 6 jours depuis que Port-au-Prince est frappée par une autre grande panne d’électricité, suite à la décision des habitants de Mirebalais de fermer la centrale électrique pour la deuxième fois, dans le but de forcer l’État à rétablir la sécurité alors que des gangs armés progressent sérieusement dans la commune.

Certains citoyens de Port-au-Prince se sont exprimés pour expliquer à quel point cette situation les affecte. « Est-ce qu’il n’est pas question de complot au niveau du secteur privé pour vendre à prix dérisoire des matériels comme les génératrices et les panneaux solaires ? Est-ce que le peuple haïtien ne mérite pas de vivre mieux ? Pourquoi tout ce temps avant que les autorités prennent enfin une résolution ? » s’interrogent-ils.

Ils dénoncent le manque d’organisation de l’État, qu’ils tiennent pour responsable de cette crise, et soulignent que les vendeurs de boissons gazeuses sont obligés de monter les prix des produits, les élèves ne peuvent pas préparer comme il se doit leurs examens en cette fin d’année scolaire.

« Cette situation est juste décourageante. Les boissons qui coûtaient 50 gourdes sont passées à 75 gourdes. On pouvait se procurer trois sachets d’eau à 25 gourdes, maintenant il faut 30 gourdes pour s’en procurer », précise un citoyen.

« J’ai une fille. Avant cette coupure, je lui donnais 500 gourdes pour presser quatre robes. Et maintenant il lui faut le double pour ces mêmes quatre jupes. J’estime que nous ne vivons pas comme des êtres humains, parce que nos conditions de vie ne sont pas normales », ajoute un autre.

Jusqu’à présent, aucune entité ne leur a donné d’espoir. Ils estiment que l’action des citoyens de Mirebalais ne pourra pas apporter de solution. Selon eux, l’État ne souffre pas du problème d’électricité, c’est le peuple qui en paie le prix.

Les habitants de Mirebalais, visiblement plus que jamais déterminés à forcer les autorités à répondre à leurs revendications, ces dernières ne semblent pourtant pas prêtes à réagir, et pendant ce temps, Port-au-Prince vit dans une obscurité permanente.

Sorah Schamma Joseph

 

 

 

 

 

 

 

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