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L’Éveil du Grand Sud rejette l’avant-projet de constitution

L’Éveil du Grand Sud rejette l’avant-projet de constitution

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L'Éveil du Grand Sud rejette d'un revers de main l'avant-projet de la nouvelle constitution, soulignant que ce document est illégal, illégitime et manque d'implication réelle de la nation haïtienne.

En effet, la structure prend le contre-pied de ce projet soumis par le comité de pilotage au Conseil présidentiel de transition, arguant qu'en l’absence d’implication réelle de la nation à cette démarche, ces propositions demeurent antinationales et anticitoyennes. « L'organisation proteste et s'oppose fermement contre cet avant-projet, tombé forcément du ciel », a déclaré le coordonnateur de l’EGS, Charlot Murat.

M. Murat précise que les motifs de cette protestation sont fondés d'une part sur la légalité, car la Constitution de 1987 en vigueur prévoit des méthodes et des manières précises relatives à son amendement ; d'autre part sur la légitimité de cette initiative, car les autorités en place et initiateurs de ces changements sont illégitimes et impopulaires pour entamer une démarche d'aussi grande envergure qui engage toute la société, de telles décisions qui affecteront profondément l’avenir de la nation, doute-t-il.

Charlot Murat soutient que si elle est menée à terme par ou avec la complicité des membres du CPT, ces derniers s'exposent à être condamnés pour crime de haute trahison, puni de travaux forcés à perpétuité. Il dénonce également l'absence de consultation avec les résidents des sections communales, soutenant que la proposition de nouvelle constitution de faire passer les plus petites subdivisions géographiques du pays au rang de commune demeure floue, ce qui compromet l'objectif collectif de progrès durable.

« Sans aucune analyse, aucun diagnostic, elle voudrait engager le pays dans une balkanisation des collectivités territoriales avec 718 communes, sous le couvert d’une prétendue démarche de décentralisation », a-t-il fustigé.

Il affirme que la question des droits de la diaspora dans les affaires de l'État n'est pas abordée ni traitée de façon claire et rationnelle dans le projet, arguant que les membres de la diaspora dans leur ensemble sont traités comme des citoyens de seconde classe car leur candidature à la plupart des postes politiques leur est interdite, et ne pas aborder cet aspect crucial favorise la division et la privation de droits au sein d'une partie importante de notre population.

L’organisation plaide pour une consultation inclusive avec tous les secteurs de la société en vue de mieux appréhender la révision constitutionnelle. Elle exhorte tous les secteurs de la société à exprimer leurs préoccupations et à protester contre ce projet.

Sheelove Semexant

 

 

 

 

 

 

 

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