Interdiction d’entrée aux États-Unis : réaction timide du MAEC face au décret Trump
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Le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC) a timidement réagi par rapport aux nouvelles dispositions relatives à l’entrée des Haïtiens sur le territoire des États-Unis d’Amérique. Une décision qui concerne 12 pays, dont la République d’Haïti.
En effet, le président américain Donald Trump a signé, le mercredi 4 juin 2025, un décret interdisant l’entrée aux États-Unis d’Amérique à des ressortissantes et ressortissants de 12 pays, dont Haïti, l’Afghanistan, l’Iran, le Tchad, dans le but de « protéger les Américaines et Américains contre des actrices et acteurs étrangers dangereux ». Les réactions n’ont pas tardé à tomber et, plus de vingt-quatre heures après, le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes, dans un communiqué rendu public, ne fait que promettre de ne pas abandonner la lutte en vue du redressement de la crise sécuritaire.
Cette disposition ressemble à un décret similaire de 2017, durant le premier mandat de Trump, qui avait pour cible, pour la plupart, des pays musulmans. Elle entrera en vigueur le 9 juin prochain, selon une promesse de campagne formulée lors de l’élection présidentielle de 2024, bien qu’elle puisse faire l’objet de contestations, selon la BBC.
Si Haïti, à travers sa position, paraît timide, le Tchad, lui, durcit le ton en suspendant les visas pour les citoyens américains, en réaction à la décision de l’administration Trump d’interdire aux Tchadiens d’entrer aux USA. « Le Tchad n’a ni avions ni milliards de dollars à donner, mais le Tchad a sa dignité et sa fierté », a réagi le président du Tchad sur son compte Facebook.
En ce qui concerne Haïti, cette annonce intervient quelques semaines après que le Département d’État américain a officiellement désigné les gangs armés VIV Ansanm et Gran Grif comme organisations terroristes étrangères et terroristes mondiaux, selon une note signée par le secrétaire d'État Marco Rubio.
Dans ce contexte, la présence d’Haïti sur la liste des pays suscite l’indignation chez de nombreuses Haïtiennes et de nombreux Haïtiens, à tort ou à raison. Le Ministère des Affaires étrangères a vaguement réagi à travers son communiqué, rappelant que cette décision intervient à un moment où le gouvernement haïtien « s’évertue, avec le concours de ses partenaires internationaux, à combattre l’insécurité et à renforcer la sécurité aux frontières ». La Chancellerie se dit consciente des conséquences de cette décision sur les familles haïtiennes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; elle s’engage à travailler à la recherche de solutions rapides.
Elle déclare prendre note que ce décret entrera en vigueur à compter du 9 juin 2025, avec comme un soulagement, les exceptions suivantes : Résidents permanents légaux ; Titulaires de visas valides délivrés avant la date d’entrée en vigueur de la décision ; Diplomates et représentants d’organisations internationales ; Cas humanitaires spécifiques, notamment les enfants adoptés par des citoyens américains.
Enfin, le MAEC entend poursuivre le dialogue et la coopération avec le gouvernement américain en matière de sécurité et de politique migratoire, selon la Déclaration de Los Angeles pour une migration régulière, sûre et ordonnée, adoptée lors du 9ᵉ Sommet des Amériques tenu aux USA en juin 2022.
Gérard H. Résil
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Henri D. Baptiste
Trump ap fè peyi! Tankou ekriven an afime, "kokorat yo rele chèf yo ap bwase van, machin vit filme ak bay sirèn..." Anpil moun ap mande kòman yon peyi fè pwodwi dechè imen konsa kòm dirijan pandan prèske 40 lane (1986-2025). Mwen toujou fè konnen lòm save LF Manigat se esèpsyon nan règ la. Pè pou nanm li.