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L’ANNIH dénonce l’inaction des autorités

L’ANNIH dénonce l’inaction des autorités

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L'Association Nationale des Normaliens Indépendants d’Haïti (ANNIH) critique l'indifférence du ministre de l'Éducation nationale et de la Formation, Augustin Antoine, face aux revendications des enseignants. La structure appelle les responsables à apporter des réponses urgentes, concrètes et satisfaisantes aux revendications du secteur.

Les enseignants des écoles publiques du pays ont entamé un arrêt de travail depuis janvier écoulé, en vue de réclamer un ajustement salarial, la régularisation des salaires, des cartes de débit, la nomination des professeurs et des avantages sociaux. Pour trouver une sortie de crise, le gouvernement, en particulier le titulaire du MENFP, a promis de satisfaire leurs demandes en février. Cependant, six mois après, les grévistes dénoncent l'absence de sincérité des responsables dans cette démarche.

L'ANNIH estime que les démarches entreprises et les promesses à répétition des responsables du secteur témoignent de leur manque de volonté d’assurer le bon fonctionnement du système éducatif. « Monsieur Antoine n’a montré aucune sensibilité vis-à-vis des principales revendications des enseignants. L'ANNIH regrette l’absence flagrante de sincérité dans les démarches entreprises par le ministère avec certaines structures syndicales pour une recherche de solution », a déclaré Jackson Germain, secrétaire général de la structure.

Le syndicaliste a exprimé son inquiétude face au silence des autorités alors que l’année académique 2024-2025 touche à sa fin. « Il va sans dire que l’avenir des enfants est plongé dans une incertitude profonde, d’autant plus préoccupante que nous ne sommes qu’à deux mois des examens officiels de fin d’études. Une telle situation ne fera qu’aggraver les inégalités déjà criantes entre les écoles publiques et privées, des inégalités que de simples séances de rattrapage, contrairement à ce que proclame le ministre de l’Éducation, ne sauraient combler », rappelle-t-il.

Il avertit que cette position pourrait compromettre le déroulement des examens officiels ainsi que la réouverture de l’année scolaire 2025-2026, soulignant que, depuis plusieurs années, les apprenants ne font que recevoir une éducation au rabais, soit en raison des arrêts de travail à répétition des enseignants ou de l’insécurité qui gangrène la société haïtienne, notamment dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

L’enseignant se dit conscient de la gravité de la situation actuelle, où le secteur éducatif fait face à un quotidien de plus en plus agressif, marqué par l’intensification des activités des gangs. Cela affecte près de 200 000 élèves et 4 000 enseignants(es), ainsi que la fermeture d’environ 900 écoles dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

Pour trouver un dénouement à cette crise, M. Germain invite les instances concernées à apporter des réponses urgentes, concrètes et satisfaisantes aux revendications du secteur, arguant qu’elles sont essentielles pour faire progresser les discussions, renforcer le dialogue social évoqué par le ministre et œuvrer, enfin, à l’avènement d’une école véritablement émancipatrice et de qualité.

Sheelove Semexant

 

 

 

 

 

 

 

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