La FORSEEH alerte sur une crise humanitaire dans le département du Centre
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La Fédération des Organisations Sociales pour l’Encadrement des Enfants d’Haïti (FORSEEH) a présenté ce mardi un rapport accablant sur la détérioration de la situation sécuritaire dans le département du Centre, notamment à Mirebalais. L’organisation a réuni la presse à Delmas pour faire état de ce qu’elle qualifie de crise humanitaire majeure, alimentée par des attaques répétées de groupes armés.
Jacob Charles, responsable de la planification au sein de la fédération, a dressé un tableau sombre. Selon les chiffres avancés, environ dix mille familles ont été contraintes de fuir leur domicile. On compte près de vingt mille personnes déplacées. Parmi elles, on dénombre deux mille femmes enceintes, deux mille personnes vivant avec un handicap, ainsi que douze mille enfants âgés de 0 à 17 ans.
Le rapport évoque également des actes de violence d’une rare brutalité : au moins deux cents femmes et filles ont subi des violences sexuelles en tentant d’échapper aux agresseurs, plus d’une centaine de personnes ont été blessées, et quatre-vingts autres sont toujours portées disparues. Des infrastructures essentielles comme des écoles, des hôpitaux, des marchés publics et des véhicules ont été incendiés ou complètement détruits.
Malgré les efforts déployés par les forces de l’ordre, la FORSEEH souligne que les moyens mobilisés n’ont pas suffi à contenir la violence des groupes armés. La majorité des déplacés ont trouvé refuge dans des camps d’accueil précaires, où les conditions de vie sont alarmantes. L’organisation estime que près de 80 % d’entre eux vivent actuellement dans ces camps.
La FORSEEH appelle les autorités haïtiennes à dépasser leurs divergences et à agir de toute urgence pour rétablir la sécurité à Mirebalais. Elle insiste sur la nécessité de permettre aux enfants de retourner à l’école et aux familles de regagner leurs foyers.
Le responsable de la planification de la FORSEEH s’est prononcé sur la station de radio contrôlée par les malfrats : « La CONATEL doit agir pour permettre au propriétaire de la station de reprendre le contrôle. On ne peut pas laisser une radio entre les mains de bandits, et exposer ainsi les enfants à toutes sortes de discours dangereux », a averti Me Jacob. « Il est temps d’agir ensemble », a conclu la FORSEEH, appelant à une réponse concertée et durable à cette crise qui frappe au cœur la population du Centre.
Sorah Shamma Joseph
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Le Révérend Père Normeus qui est le directeur exécutif de Forseeh est un voleur, un menteur