Kenscoff: plus de 900 déplacés après les derniers affrontements entre les forces de l'ordre et les gangs
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Les derniers affrontements entre les forces de l’ordre et les gangs ont augmenté la liste des déplacés internes, dans la commune de Kenscoff, selon ce qu’a rapporté l ’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM), dans un rapport. Plus de 9 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles en l’espace d’une semaine.
Un besoin urgent d’assistance humanitaire a été signalé dans la commune de Kenscoff. Depuis Fermathe, jusqu’au Centre-ville de ladite commune, qui regroupe la majeure partie des institutions publiques, telles que la Mairie, le Bureau électoral communal, le bureau de l’Office nationale d’identification, le marché public ainsi que des entreprises privées, depuis plusieurs jours, rien ne fonctionne. « les rues désertées, les portes des écoles sont fermées, le transport en commun reste paralyse, des habitants sont coincés dans leurs maisons», c’est ainsi qu’on vit dans la commune a révélé Anaelle, une trentenaire, mère de deux enfants qui habitent dans le quartier de Corail (Localité de la commune de Kenscoff), depuis sa naissance.
Pour échapper à la violence, des habitants de la commune qui n’ont pas d’autres alternatives, soit pour rejoindre une maison d’accueil ou des camps de fortune, utilisent des voies secondaires, pour se rendre à Fermathe ou d’autres endroits à Port-au-Prince. « Ce sont des chemins rocheux, des falaises qu’ils traversent au péril de leurs vies. la route principale est totalement impraticable. Les habitants ont peur de faire face aux criminels qui assiègent une bonne partie de la commune, depuis plusieurs semaines», a expliqué Anaelle, qui parallèlement se dit déçue de la façon dont les autorités gouvernementales ont traité le dossier de l'insécurité à Kenscoff, alors que le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé avait declaree que la Primature et bien d’autres entités du gouvernement étaient au courant du manoeuvre des gangs pour attaquer cette commune.
Plus de 900 déplacés internes en une semaine
D'après l’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM), un total de 948 individus, en provenance de plus de 200 ménages ont été déplacés, suite aux derniers affrontements entre les forces de l’ordre et les hommes armés de la coalition “Viv Ansanm” qui opèrent dans la commune. Néanmoins, la moitié de ces personnes se sont installées auprès des familles d’accueil, l’autre moitié s'étant installées dans trois nouveaux sites créés après l’incident qui accueillent 471 déplacés, a rappelé l’organisation onusienne.
Pour l’instant, la situation humanitaire est assez critique dans la commune. Les autorités locales , sont quasi absentes. L’agent intérimaire de cette juridiction, Massillon Jean, est sous couvert depuis plusieurs semaines. Ses interventions sont aussi rares dans les médias ces derniers temps. Ses appels d’urgence auprès des responsables de l’Etat central n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Presque toute la commune de Kenscoff est censée livrer entre les mains des gangs.
Les efforts des forces de l’ordre pour chasser ces caïds sont inefficaces et les problèmes liés au manque de matériels pour contrecarrer ces hommes dans leurs fiefs sont autant de facteurs qui expliquent la faiblesse de la PNH et des officiers de la Mission multinationale, dans cette région montagneuse du pays, ont relaté certains citoyens, qui soulèvent parallèlement que la PNH fait face aussi à des problèmes liés aux voies de communication qui ne sont pas toujours accessibles pour eux, lors des opérations.
Oberde Charles
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