Crise : une descente aux enfers
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Le Centre d’analyse et de recherche en droits de l'homme CARDDH, à travers sa dernière publication, la descente aux enfers de la population haïtienne, dresse un sombre tableau de la réalité, dans tous ses aspects, du pays.
Dans son dernier rapport, le CARRDH fustige le comportement de la classe politique et de la société civile perdues dans un combat sans merci afin d'accéder au pouvoir tout en feignant d’ignorer la conjoncture qui nourrit le kidnapping et la rareté de carburant et qui enlise le pays dans une misère sans nom.
Selon ce rapport, le vide créé par l’assassinat du feu président Jovenel Moise le 7 juillet dernier suscite une crise sans précèdent où tout le monde semble avoir dans sa poche la bonne formule devant desserrer le nœud gordien qui asphyxie les familles haïtiennes.
La prolifération des gangs contrôlant en moyenne 60 % du territoire national affaiblit la seule institution policière du pays se désole le CARRDH et vient d’avoir un nouveau chef aux commandes.
Cette faiblesse semble parallèlement faire la force des gangs armés qui ont mis plus d’une fois en déroute plusieurs opérations sous le leadership de l’ex-commandant en chef de la police, Léon Charles.
Ajoutée à tout cela, et comme pour répéter le vieil adage qui dit qu’un malheur ne vient jamais seul, une crise de carburant a provoqué un ralentissement pour ne pas dire une paralysie des activités dans tous les 10 départements du pays.
Des hôpitaux qui sont fermés. D’autres annoncent leurs fermetures. Des médias épuisent leurs dernières réserves. Le transport en commun est paralysé. Tous les secteurs de la vie nationale sont affectés par cette pénurie.
Le rapport dans son diagnostic a aussi fait état de la situation des migrants haïtiens. En effet, du 19 septembre au 19 octobre 10.831 migrants haïtiens sont rapatriés, parmi eux 7.915 proviennent des USA.
Le rapport dit également assister à « une négation du droit à l’éducation dans les zones vulnérables de la capitale ».
Rappelons tout de même qu’en raison du tremblement de terre du 14 aout 2021 qui avait frappé le Grand Sud, la rentrée des classes avait été ajournée et, le moins qu’on puisse dire, la reprise n’était pas faite sans difficulté.
Nous sommes qu’à quelques semaines de cette rentrée et les élèves se retrouvent obligés de rester à la maison pour travailler à distance malgré les problèmes d’énergie et de réseau internet.
Gérard Hirsh Résil
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