Accord du 3 avril : des parties prenantes déçues appellent à la démission immédiate du CPT
Ce 3 avril marque le premier anniversaire de l'adoption d'un accord politique censé tracer une solution de sortie de crise. Un an après, les parties prenantes et membres de la population civile dressent un bilan accablant de ce consensus et réclament la démission du conseil présidentiel de transition.
En effet, en avril 2024, des organisations politiques, de la société civile, des secteurs privés des affaires et religieux, ainsi que la communauté internationale, se sont mis d'accord sur un document ayant conduit à la formation du conseil présidentiel de transition. Une structure composée de neuf membres, dont sept avec un droit de vote et deux non-votants. Objectif : restaurer l'autorité de l'État, rétablir la sécurité, organiser un référendum constitutionnel et préparer des élections afin que des élus soient installés dès le 7 février 2026.
Un an après la mise en place de cette structure, la situation s'est envenimée. La violence peine à être jugulée, le processus référendaire et électoral est dans l'impasse, et trois conseillers-présidentiels se retrouvent épinglés dans un scandale de corruption. Face à cette détérioration, la population civile, les parties prenantes et les membres inadhérents à ce protocole d'accord dressent un constat accablant de la gouvernance du CPT et réclament sa démission.
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