La situation sécuritaire est de plus en plus complexe en Haïti
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Résoudre le problème de l'insécurité est de plus en plus complexe en Haïti. Dans les hauteurs de Kenscoff, les hommes armés de la coalition «Viv Ansanm» progressent. Jusqu'à ce mercredi, la situation est encore tendue à Mirebalais après les événements marquants des journées précédentes où les gangs ont pris d’assaut une bonne partie de la ville.
Les autorités policières semblent débordées par la situation. Ces derniers temps les hommes armés lancent leurs offensives sur plusieurs fronts. Depuis janvier dernier, la commune de Kenscoff est le théâtre d'événements marquants, provoquant le déplacement de plusieurs milliers de personnes. Dans cette commune, les caïds ont incendié plusieurs maisons, tué des membres de la population et pratiquent aussi le kidnapping comme forme d’intimidation et de répression.
Ce début de semaine, c'est le chaos total à Mirebalais. La résistance des citoyens pour faire face aux actes des bandits n’a pas donné les résultats escomptés, et les efforts déployés n’ont pas suffi pour repousser les hommes armés des gangs de «400 Mawozo» et des «Thalibans» qui veulent à tout prix défier les forces de l’ordre et ajouter cette ville dans la liste de leurs territoires.
Selon les autorités locales, certains quartiers de la commune sont totalement assiégés par les caïds. Cette situation provoque une peur au sein de la population civile. beaucoup ont fui leur domicile, d’autres se trouvent cloîtrés dans des champs. Parallèlement, cette attaque a déjà causé plusieurs morts dans les deux camps. Des membres de la population ont été tués et blessés par balles. Dans certains quartiers, plusieurs membres de gangs ont été décapités par des membres de la population mirebalais sienne, a appris le Quotidien Le National.
De citoyens protestent contre la violence des gangs
Dans les rues de la capitale, notamment à Pétion-Ville, ce 2 avril, des milliers de manifestants ont exprimé leur mécontentement face à l'augmentation de la violence des gangs et ont exigé du gouvernement des mesures de sécurité accrues. Selon les citoyens, le gouvernement ne prend pas en compte les principaux besoins de la population. «Nous avons un Conseil Président de transition avec neuf (9) membres, ils sont là pour jouir de tous les privilèges du pays alors que la population patauge dans la crasse, le peuple souffre, des bandits opèrent sans aucune crainte et conduisent le pays dans un chaos généralisé. Nous voulons la paix. Nous voulons reprendre nos activités, permettre à nos enfants de retourner à l'école et avoir un pays stable», a déclaré l’un des manifestants.
Devant le villa d’accueil et la Primature, un fort dispositif de sécurité a été constaté durant toute la journée. Cette manifestation a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Illustrant l'ampleur de la crise sécuritaire, la population est assoiffée du besoin de sécurité. Pour certains, la collaboration entre la population et les autorités forces de l’ordre demeure cruciale pour restaurer la paix et améliorer les conditions de vie dans la région métropolitaine de Port-au-Prince qui est désormais à plus de 80% assiégée par les groupes armés.
Oberde Charles
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