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Port-au-Prince et ses institutions abandonnées aux gangs armés

Port-au-Prince et ses institutions abandonnées aux gangs armés

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La capitale haïtienne sombre chaque jour un peu plus dans l’insécurité, alors que les gangs armés étendent leur emprise et que l’État recule, abandonnant progressivement le centre-ville de Port-au-Prince. Autrefois cœur administratif, économique et éducatif du pays, ce dernier se vide de ses institutions, dont des facultés de l’université d’État d'Haïti, des universités privées et plusieurs écoles, laissant place au chaos.  

Selon certaines informations, la DGI prévoit de s’installer à Pétion-Ville, une ville jugée plus sécurisée. Le ministère de l’Économie et des Finances devrait être relocalisé toujours à Pétion-Ville. Ce déplacement massif des services publics illustre l’incapacité des autorités à contenir la violence qui gangrène la capitale.

En effet, l’exode ne se limite pas à ces administrations. Des institutions majeures comme la Primature, le Parlement, la Banque de la République d’Haïti (BRH) et la Banque Nationale de Crédit (BNC) ont été contraintes de se relocaliser. Même le Palais National, symbole de la souveraineté, est déserté.

Parallèlement, le Palais Législatif, le Palais de Justice du Bicentenaire, le Tribunal de Paix de Delmas, le Grand Cimetière de Port-au-Prince, l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, le Sanatorium, ainsi que le Pénitencier national et la prison de la Croix-des-Bouquets, ne sont plus opérationnels.

Les ministères de l’Intérieur, de la Santé publique, de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, du Commerce et de l’Industrie, des Travaux Publics, Transports et Communications et du Tourisme ont également été évacués. L’Office National d’Assurance-Vieillesse, les Archives nationales et la Cour de cassation figurent parmi les entités contraintes à la fermeture ou à la relocalisation.

L’effondrement touche aussi le secteur éducatif. Plusieurs lycées historiques, dont Alexandre Pétion, Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Marie-Jeanne, Jeunes Filles et Fritz Pierre-Louis, ne fonctionnent plus dans leurs locaux traditionnels. Des écoles nationales comme République du Chili et Virginie Sampeur sont fermées.

Aussi, les universités ne sont pas épargnées, les facultés de Droit, des Sciences, d’Odontologie, d’Ethnologie et de Médecine, ainsi que l’École Normale Supérieure, l’IERAH, l’INAGHEI et l’École des Arts, sont inaccessibles. Des institutions culturelles et sanitaires comme le Théâtre National, l’École des Infirmières et le Centre Psychiatrique ont également cessé leurs activités.

Face à cette crise sans précédent, le Conseil présidentiel de transition,  et le gouvernement tentent de rassurer la population. Dans un communiqué, ils assurent  entendre les cris du peuple et affirment leur engagement à restaurer l’ordre.

« Des opérations menées ces derniers mois affirment que de nombreux criminels ont été neutralisés ou contraints de fuir. Nous annonçons également de nouvelles stratégies, notamment l’utilisation de drones et d’équipements modernes pour renforcer la réponse sécuritaire. », lit-on dans la note conjointe de la Présidence d’Haïti et de la Primature.

 

Vladimir Predvil

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Riccardo

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